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Vilrouge Marc

Marc Vilrouge est né lé 9 mai 1971 à Enghien-les-Bains. Taureau ascendant Lion. Lui qui déteste la chaleur et la couleur rose, le destin l’oblige à passer dix-neuf ans sous le cagnard toulousain : son supplice de Tantale. Premier choc littéraire : Oui-Oui pêche la lune. Dernier : Marguerite Duras et Ernst Jünger. Adore sa maman autant qu’il la craint. Adolescent bourré de tics et de tocs, il s’enfuit à 20 ans pour Paris où on lui passe enfin la camisole de force chimique. Voue depuis un culte aux psychotropes. Dort plus de huit heures par jour. S’il accorde autant d’importance à son sommeil, c’est qu’il y mène une double vie depuis 33 ans. La phrase qui a donné un sens à sa vie à 27 ans est de Jünger : "Une fois que l’esprit a assigné sa place à la mort, il guérit, en un sens supérieur de ce terme : il reconnaît en sa vie un chemin qui reçoit tout son sens. C’est dans l’univers, non dans l’individu, qu’elle a son domaine. Là, la mort est sa servante, et non sa souveraine." Ainsi soit-elle. Marc Vilrouge meurt le 15 janvier 2007, à l’âge de 35 ans.

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Gibeau Yves

Né en 1916 à quelques kilomètres des lieux de la bataille de Verdun, Yves Gibeau, fils d’adjudant de carrière, devint un antimilitariste viscéral, un insoumis dans l’âme, dont les convictions pacifistes résonneront dans toute son œuvre. Mobilisé en 1939, prisonnier un an dans un stalag de Prusse-Orientale, Yves Gibeau parvient à se faire rapatrier en novembre 1941 et file aussitôt à Marseille. Il y mène une vie de bohème, semi-clochard, avant que, repéré par les recruteurs du STO, il ne se réfugie dans la ferme paternelle champenoise. Après-guerre, il devient chansonnier, joue aux côtés de Francis Blanche, et écrit son premier livre, ses souvenirs de prisonnier de guerre. Rogue et drôle, Le Grand Monôme paraît en 1947 chez Calmann-Lévy : c’est Raymond Aron qui en a recommandé la publication et qui présente le jeune auteur à Albert Camus, alors patron de Combat. Il tâte du journalisme, écrit des chroniques de variétés et de music-hall et sympathise avec Boris Vian. Cet amoureux de la langue dont les écrivains favoris s’appellent Henri Calet, Alexandre Vialatte, Raymond Guérin, Emmanuel Bove et Antoine Blondin entre à Constellation comme correcteur, avant de passer secrétaire de rédaction à L’Express – journal pour lequel il compose les grilles de mots croisés. En 1950 paraît Et la fête continue, et en 1952, son roman le plus célèbre, Allons z’enfants… Suivront Les Gros Sous, La Ligne droite et La guerre, c’est la guerre : cette histoire d’une désertion en pleine guerre d’Algérie passe pour une provocation. C’est l’échec et Yves Gibeau va se taire jusqu’en 1983, où il publie un livre sur le Chemin des Dames avec des photographies de Gérard Rondeau. En 1988 avec Mourir idiot, Gibeau rédige un roman tissé de souvenirs personnels. Le vieux réfractaire s’est éteint en 1994, à Roucy, village de sa Champagne natale où il s’était retiré.

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