Catalogue Auteurs

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Auteurs commençant par la lettre : A


A.D.G.

Né à Tours en 1947, A.D.G. est devenu en une dizaine de romans – parus de 1971 à 1981 – l’un des maîtres du néo-polar français, à contre-courant de la pensée unique de l’après-68. Provocateur et pratiquant convaincu de l’autodérision, il se considérait plutôt comme un anarchiste de droite, y compris dans ses romans. Autodidacte et dévoreur de livres, il admirait Céline, Marcel Aymé et Jacques Laurent. A.D.G., c’est aussi un style : avalanche de trouvailles argotiques, calembours et néologismes, de personnages libres et truculents, antihéros et vrais pieds nickelés qui apparaissent dès son premier roman, La Divine Surprise (1971). La parodie n’est jamais loin et bouscule les codes habituels du polar. En 1972, paraît son premier roman « berrichon », La Nuit des grands chiens malades, porté à l’écran par Georges Lautner sous le titre Quelques messieurs trop tranquilles. Il quitte alors son métier de brocanteur et de bouquiniste à Blois et s’installe à Paris, fait la connaissance d’Alphonse Boudard, devient le collaborateur de Michel Audiard et adapte pour la télévision le roman de Gaston Leroux, Chéri-Bibi. À vingt-cinq ans, comme son double de l’autre bord, Jean-Patrick Manchette, il est un auteur phare de la « Série Noire ». « Sans nous être le moins du monde concertés, puisque à l’époque nous ne nous connaissions pas, se souviendra A.D.G., nous avions le désir commun d’“adapter” le roman noir américain que nous admirions. La démarche de Manchette était plus théorique et à la limite, pasticheuse de Chandler et d’autres, alors que la mienne était plus jubilatoire. Mais c’est vrai que, dans cet après-68, nous avions conscience de marcher dans la même direction. » « Je pratique depuis douze ans l’art de la fugue », écrivait-il en ouverture de Je suis un roman noir (1974). Il le prouve en 1982 en partant s’installer en Nouvelle-Calédonie, y écrit un gros roman d’aventures historiques, Le Grand Sud, fresque sur les débuts de la colonisation pénitentiaire de l’île après la Commune, et lance un journal anti-indépendantiste : Combat calédonien. Le roman connut le succès, le journal les procès et les dettes. Rentré à Paris en 1991, A.D.G. rêve d’un comebaque littéraire. Il veut à la fois achever un polar mettant un point final aux aventures de Machin commencées avec Le Grand Môme en 1977 et étonner son monde avec un roman noir australien. Intitulé J’ai déjà donné…, le premier livre était resté inédit jusqu’à ce jour ; le deuxième, Kangouroad movie, a paru en 2003. Dans cet ultime morceau de bravoure en forme d’équipée sauvage au cœur du désert de pierres et de sable du Nord australien, on retrouve l’« angoisse comique » que Renaud Matignon avait décelée dans La Nuit myope, petit bijou de délicatesse stylistique. A.D.G. meurt, à Paris, le 1er novembre 2004.

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Adam Olivier

Olivier Adam est né en 1974. Il a grandi en banlieue parisienne et vit désormais en Bretagne. Je vais bien, ne t’en fais pas est son premier roman. Depuis il y en a eu d’autres à L’Olivier et chez Flammarion. Il écrit également pour la jeunesse et pour le cinéma.

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Almendros Julien

Julien Almendros a été mis au monde le 9 septembre 1976 à Avignon. Ensuite, il a grandi à Avignon, étudié à Avignon, a bu sa première bière à Avignon et a appris à Avignon qu'il ne fallait pas dire en Avignon. Puis il est parti. À Strasbourg, où il se découvre une passion pour la tapenade et le pastis, fait une hypokhâgne et une khâgne, puis une autre. Une autre encore, et une dernière pour la route. Paris enfin, où sur les pentes de la montagne Sainte-Geneviève, il s’initie aux fleischnaka et au gewurztraminer. Des petits boulots et des gros…

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Astruc Marcel

Marcel Astruc est né à Paris en 1886. Très jeune, il fréquente le milieu littéraire et écrit pour La Gazette du Bon Ton et le Jardin des Modes. Il est nommé rédacteur en chef desAnnales politiques et littéraires et refusera de travailler, pendant la guerre, pour les journaux collaborationnistes. Il meurt en 1979.

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Avel Christine

Christine Avel est née en 1968. On ne lui connaît qu'un nombre raisonnable de phobies, deux ou trois idées fixes et une sale manie : écrire.

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