Catalogue Auteurs

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Auteurs commençant par la lettre : B


Bartelt Franz

Franz Bartelt est né au bord de la Seine de Maupassant, a grandi au bord de la Vence de René Daumal et vit au bord de la Meuse d‘Arthur Rimbaud. Sans doute est-ce pourquoi il a développé un certain respect pour l’eau qui coule, le goût de la littérature qui en découle et le regret, à mesure qu’il prend de la bouteille, de n’avoir pas vu le jour dans des régions viticoles.

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Beaujon Nicolas

Nicolas Beaujon est né à Mont-de-Marsan en 1964. Après de très brèves études et divers petits ou grands métiers exercés à Paris, il a choisi de s’expatrier au Canada au début des années 2000, où il élève désormais une famille nombreuse et travaille dans le milieu rock indépendant. Le Patrimoine de l’humanité, qu’il nous a confié lors de son dernier passage en France, est, dit-il, son huitième roman mais le premier à mériter une publication. Dont acte.

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Beaumont Germaine

Romancière, journaliste, traductrice, productrice d’émissions radiophoniques, l’activité de Germaine Beaumont (1890-1983) se déploie sur un siècle. Le parcours de cette femme de lettres a pour toile de fond le monde littéraire des années vingt aux années quatre-vingt, et pour fil conducteur la passion du verbe. Journaliste au Matin depuis 1919 et aux Nouvelles littéraires depuis 1927, Germaine Beaumont se fit connaître comme romancière en 1930, avec son premier roman Piège pour lequel elle obtint le prix Renaudot. Par la suite, sa carrière d’écrivain atteignit son sommet dans les années quarante, et la qualité de ses romans fut reconnue à diverses occasions par d’autres prix littéraires. Elle fut elle-même membre du comité Femina pendant une quarantaine d’années (1934-1980). Sa vie et son parcours littéraire furent marqués par certaines femmes célèbres : Annie de Pène, sa mère, Colette, sa « mère spirituelle », Virginia Woolf dont elle traduisit le célèbre Journal d’un écrivain. Dans les années cinquante, elle se rendit célèbre en produisant une émission radiophonique, aux côtés de Pierre Billard : Les Maîtres du mystère, et dirigea une collection de romans policiers féminins chez Plon. En 1981, doyenne des écrivains français, elle raconta son enfance dans un livre ultime : Une odeur de trèfle blanc, publié chez Gallimard. Le regard que porte ce témoin d’un siècle sur l’histoire de son temps et la nouvelle génération d’écrivains est à la fois curieux et sans compromis, témoignage particulièrement riche d’une femme de lettres qui sut trouver sa place entre les romancières du début du XXe siècle et les intellectuelles féministes des années soixante-dix. Hélène Fau

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Benchley Robert

Humoriste et critique dramatique, Robert Benchley (1889-1945) a signé plusieurs centaines d'articles dans l'entre-deux-guerres, notamment pour Vanity Fair, Life et le New-Yorker. Dans les années trente, il sera l’une des révélations comiques du cinéma parlant, à l’instar des Marx Brothers et de W. C. Fields, et recevra un Academy Award pour son film intitulé : Comment dormir ? Maître de l’humour décalé et absurde, il est l’un des écrivains les plus drôles qu’ait produits l’Amérique.

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Bernard Marc

Marc Bernard est né en 1900 à Nîmes. Parallèlement à une carrière dans la presse écrite qui débuta dans les années 30 à Monde – journal procommuniste –, et qui se poursuivra notamment dans les années 60 au Figaro, il reçu, en 1934, le prix Interallié pour Anny, et le prix Goncourt pour Pareils à des enfants… en 1942. Cet écrivain qui fut l’ami aussi bien de Dabit que de Chardonne, Paulhan, Arland, ou encore Calet, n’eut de cesse d’écrire en homme libre, fidèle à ses origines ouvrières, jusqu'à sa mort en 1983.

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Berroyer Jackie

Jusqu’à l’âge de 25 ans, Jackie Berroyer se consacre d’abord au dessin technique, mais sans vocation particulière. Passionné de musique, et surtout de rock, il étudie un peu la trompette, mais trop dispersé, il arrête. Sa famille espère le voir rentrer dans la fonction publique, avec une préférence pour La Poste mais finalement, il est amené à rédiger des articles sur la musique et devient rock-critic en 1975 pour Charlie Hebdo ancienne formule. Il passe à Hara Kiri, devenant membre à part entière de l’écurie Choron, et travaille également à Libération et Actuel. Romancier, il a écrit J’ai beaucoup souffert, Je vieillis bien et La femme de Berroyer est plus belle que toi, connasse (dont est adapté Tempête dans un verre d’eau, dans lequel Berroyer tient le rôle principal). Auteur de BD, il a scénarisé Goudard et la Parisienne en collaboration avec Gibrat et Raoul Teigneux contre les Druzes, avec Vuillemin. Scénariste de cinéma et script-doctor à l’occasion, il est arrivé de l’autre côté de la caméra un peu par hasard. Des essais sans résultat pour le À nos amours de Pialat, puis des petits rôles au début des années 90, dont celui d’un obsessionnel au ballon dans Les gens normaux n’ont rien d’exeptionnel le font remarquer du grand public, qui le connaît alors plus comme amuseur de Canal+. Inspecteur taciturne dans Les silences de Rak, il tient son premier rôle-vedette dans Encore, de Pascal Bonitzer, drôlissime évocation des affres sentimentales d’un couple d’intellectuels. Je ne vois pas ce qu’on me trouve, était l’occasion pour lui de renouer avec son personnage lunaire et bafouilleur, touchant et lucide, ainsi qu’avec le haut de l’affiche. Dans L’annonce faite à Marius, débarrassé de son débit hésitant légendaire, il aborde enfin un vrai rôle de composition.

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Bertrand Dorine

Dorine Bertrand est née en 1971 à Paris. Journaliste et graphiste de formation, elle écrit des scénarios de dessins animés, des livres pour enfants et des nouvelles. La Preuve par neuf est son premier livre de fiction adulte.

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Bertrand Alain

Alain Bertrand est né à Gand comme Pierre Louys et vit à Bastogne comme personne. En attendant l’éternité (ou le néant), il enseigne des idées non reçues à des jeunes gens charmants et naïfs. Il aime Frédéric Chopin, Rik Wouters, Alexandre Vialatte; pratique l’Ardenne sous toutes les coutures, par les chemins creux et les bistrots servant l’Orval tempéré. Alain Bertrand a d’abord exercé son esprit critique sur l’œuvre de Simenon. Son éducation intellectuelle se poursuivit sous la houlette amicale de Gaston Compère et de Jean-Claude Pirotte. Mais c’est Adamek qui lui permet de s’aventurer en littérature au gré de récits et de chroniques. Lazare ou la lumière du jour souligne le besoin de naître au langage et à l’élémentaire poétique. La Lumière des polders, sous couvert de géographie sentimentale, met en scène une série de rencontres déterminantes. En Province évoque l’Ardenne, terroir de ses ancêtres et plaine de jeu de son enfance. Ancré dans une certaine Belgique, l’auteur se retourne sur ses stéréotypes pour mieux s’en moquer ; avec un humour mâtiné de mélancolie. Ainsi, Le Bar des hirondelles raconte la fuite de l’oncle Arsène, féru de cyclisme et d’amours tendres, en compagnie de Mandragore, magicien de son état et ami pour toujours. Monsieur Blanche narre la quête amoureuse d’un enfant privé de prénom et coincé par une mère abusive qui collectionne les boîtes à l’effigie des rois de Belgique. Pour l’heure, Alain Bertrand se consacre à la chronique, son genre de prédilection.   Alain Bertrand est décédé le 15 février 2014 en Belgique. 

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Bier Christophe

Christophe Bier est né en 1966 à Dax. Il abandonne très lâchement ses études de lettres classiques pour être comédien. Il débarque à Paris en 1989 et devient l’assistant de Jean-Pierre Mocky qui le promeut « chasseur de gueules » et lui fait jouer aussi bien un vieillard mutant qu’une femme de procureur. Il travaille dix ans sur le Dictionnaire des films français pornographiques & érotiques 16 et 35 mm (Serious Publishing, 2011), arme théorique de mille pages et pesant un kilo et demi , qu’il a conçue pour assommer les censeurs. Il collectionne les romans de flagellation des années 1930, possède plus de quatre mille « fumetti per adulti », l’intégralité des « Brigade mondaine » et des « Gore » et archive des photos de cinéma avec des nains et des hommes habillés en peaux de gorilles.  Autant de raisons qui en font, depuis 2001, un chroniqueur régulier de Mauvais Genres, sur France Culture.

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Bierce Ambrose

Journaliste, nouvelliste, satiriste, Ambrose Bierce (1842-1914 ?) fut l’un des écrivains américains les plus renommés de son temps. Après avoir vu la mort de près sur les champs de bataille de la guerre de Sécession, Bierce avait toutes les raisons de se méfier du genre humain et, jusqu’à la fin de sa vie, son cynisme virulent lui servit à la fois d’épée et de bouclier. Ses chroniques dévastatrices n’épargnent aucun notable, aucune valeur, aucun symbole. Son œuvre la plus célèbre, Le Dictionnaire du diable, demeure l’un des chefs-d’œuvre absolus de l’humour noir. Ses nouvelles déclinent sur tous les tons son génie sardonique. Quant à ses Fables fantastiques, elles constituent la parfaite synthèse de sa philosophie pessimiste et de sa joie enfantine à détourner les poncifs. En janvier 1914, Ambrose Bierce disparut au Mexique, sur les traces de l’armée de Pancho Villa…

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Blanc Jean-Noël

Vit et travaille à Saint-Étienne (personne n’est parfait). Écrit des romans, des nouvelles (parfois même des «romans-par-nouvelles») et des fantaisies diverses. A publié pour la jeunesse comme pour la vieillesse (ce n’est pas une affaire d’écriture mais d’édition). Gagne (honnêtement) sa vie comme sociologue. Déteste les mathématiques (s’en est vengé en publiant au Dilettante des Galipettes arithmétiques choisies). Se repose de toutes ses activités en se fatiguant sur son vélo (aimerait avoir pour profession « cycliste du dimanche »).

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Blanchard André

André Blanchard, né en 1951, a vécu à Vesoul, où il faisait l’ange gardien dans une galerie d’art. Il est décédé le lundi 29 septembre 2014. Pour lire les articles qui lui rendent hommage, cliquez ci-dessous:  -L'AFP -Le Figaro -Le Nouvel Observateur -France TV (culturebox) -L'Express - L'Impartial.ch -RTBF -TV5 Monde -ActuaLitté

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Blanchard Maurice

Tour à tour ouvrier, marin, pilote de guerre, aéronaute, ingénieur en aéronautique et résistant, Maurice Blanchard (1890-1960) fut avant tout poète et composa ses premiers vers sur une colline de la Somme. Il découvrit le mouvement surréaliste en 1929 et publia ses premiers recueils aux éditions Debresse et GLM. Réfractaire à tout embrigadement, sa vie fut une longue dissidence. Comme tous les inclassables, il n'eut qu'un petit cercle de lecteurs. Mais quels lecteurs ! René Char, Paul Éluard, Joë Bousquet… Homme des plaines du Nord, marqué au fer rouge par l’Histoire et par une pesante solitude qu’il sublimera par son écriture.

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Bonnand Alain

1958 Naissance à Pont-Sainte-Maxence (Oise). 1963 Est renvoyé de l'école maternelle. 1974 Est renvoyé du lycée de Rethel. 1976 Est renvoyé du lycée de Vouziers pour avoir jeté une chaise dans les vitres un soir trop morne. 1977 S'installe à Reims et écrit son premier texte : Cécile au diable. 1985 Débuts au Dilettante : Les Jambes d'Émilienne ne mènent à rien. 1988 Est glorieux un peu quand il publie Martine résiste (Dilettante) et Les Mauvaises Rencontres (Grasset). 1989 Feu mon histoire d'amour. 1990 Tombe amoureux une dernière fois. Cesse d'écrire, fatigué. 2003 Revient faire un petit tour. Pour voir.

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Bost Pierre

Immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, c’est toute une génération romanesque – Bost, Bove, Beucler, Prévost, Aveline, Betz  qui sera brutalement évacuée de l’histoire littéraire.En 1948, Sartre, en un jugement péremptoire qui réduisait les textes au contexte politique, qualifiait l’œuvre de Pierre Bost de « littérature radicale-socialiste ». Mais les déterminations idéologiques, en perdant de leur actualité au fil du temps, deviennent aléatoires.En 2009, l’œuvre de Bost est en droit de revendiquer la reconnaissance qui lui revient.

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Bove Emmanuel

Emmanuel Bove (1898-1945) fut révélé par Colette qui publia en 1924 son premier livre, Mes amis. Il connut à la fois le succès public, l’admiration de ses pairs et celle de la critique. À sa mort, son œuvre tomba dans l’oubli avant de connaître une brillante réhabilitation.

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Bracewell Michael

Michael Bracewell est né en 1958 dans la banlieue de Londres. Il est l’auteur de deux courts romans, The Crypto-Amnesia Club (1988), Missing Margate (1988), et de quatre romans, Divine Concepts Of Physical Beauty (1989), le mythique The Conclave (1991), Saint Rachel (1995) et Perfect Tense (2001). Il est aussi l’auteur d’un essai, England Is Mine, et de deux films documentaires pour la télévision, Oscar Wilde, Pevsner’s Surrey. Il vit à Londres et sur la côte nord-ouest de l’Angleterre. Saint Rachel est le deuxième roman publié par Le Dilettante après Une époque formidable (Perfect Tense).

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Brau Jean-Louis

Jean-Louis Brau (1930-1985), assiste à 17 ans au récital d’Artaud de retour de Rodez au Théâtre du Vieux Colombier. L’année suivante, il rencontre Gil J. Wolman au C.N.E. d’Elsa Triolet, et Louis Aragon puis crée sa revue Transit en 1949. Tous deux assistent à une performance du jeune poète François Dufrêne et décident de rejoindre le groupe d’avant-garde lettriste d’Isidore Isou dont Brau va devenir l’un des membres historiques, créant ses instrumentations verbales (selon un terme emprunté à René Ghil) déclamées ou plutôt hurlées dans les boites de Saint-Germain comme Le Tabou. Il participe aussi à deux revues lettristes Ur et Front de la jeunesse et commence un film, La Barque de la vie courante qui restera inachevé. En 1952, il fonde avec Wolman, Berna et Debord L’Internationale Lettriste dont l’esprit annonce la future Internationale Situationniste, groupe duquel il sera vite exclu, pour « déviation militariste ». De retour d’Indochine, où il sera entre autre tenancier de bordel pour les troupes françaises et trafiquant d’opium, Brau s’engage en Algérie de 1956 à 1958, puis rentre à Paris et publie le manifeste Ptotel’asymptotel’asymptotel. Au début des années 60, il reprend contact avec Wolman, expose ses toiles, puis retrouve Isou, Lemaître, Spacagna et les autres lettristes pour des actions ponctuelles, bien qu’il réside aussi en Angleterre au cœur de la révolution Pop. Il écrit une Suite Algérienne, la Cantate pour l’interdiction de Mandrake, fonde la revue A avec Wolman et conçoit un impressionnant roman métagraphique : No more, nouvelle narration aux allures de BD. En 1964, avec Wolman et Dufrêne, il s’écarte à nouveau et définitivement du Lettrisme pour fonder une Deuxième Internationale Lettriste (D.I.L ). À la fin des années 60, il publie le premier livre sur Mai 68 Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi, puis une biographie d’Antonin Artaud, mais aussi une très documentée  Histoire de la drogue, un dérisoire Guide du bricoleur, infiltre Larousse pour y caser un Dictionnaire de l’astrologie et préfacer le best-seller Comment être bien dans sa peau... Proche de l’esprit beat, touche-à-tout explosif, Brau laisse une œuvre brève décousue et inaboutie, d’où surnagent d’extraordinaires  réussites, que ce soit dans l’art plastique avec des transferts sur toile, réalisés entre 1963 et 1966, sorte de mixage du Lettrisme et du Pop Art proche des tonalités des art scotch de Wolman; mais aussi avec ses poésies lettristes et sonores, comme en témoigne Turn back nightingale (1972), où Brau apostrophe François Dufrêne, sur fond de drums désarticulés et saturations pré-punk. Puis, il semble cesser toute activité artistique, refuse toute exposition et se consacre à sa nouvelle vie d’homme de lettres. En 1972, Jean-Louis Brau publie Le Singe appliqué, le roman de sa vie, en même temps qu’un livre rapidement censuré Les Armes de la guérilla, et écrit dans le journal Nostradamus sous le pseudonyme de Mage Grégory. Des paras au paranormal, Brau, le baroudeur, l’aventurier révolté aux accents de Blaise Cendrars est, plus de 25 ans après sa mort, nulle part et partout : réédité en vinyl à Milan, accroché sur les murs du Centre Pompidou ou au musée Reina Sofia à Madrid; et même squattant les étagères de vos bibliothèques. Frédéric Acquaviva

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