Catalogue Auteurs

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Auteurs commençant par la lettre : G


Gadenne Paul

Paul Gadenne, né le 4 avril 1907 à Armentières, mort à Cambo-les-Bains le 1er mai 1956, fait partie de cette race d’écrivain qui se veulent d’abord fidèles à leur expérience intérieure.   La Rue profonde, récit de la rédaction d’un poème, en est la parfaite illustration ; quelques mots sur une page blanche pour dire un crépuscule et un homme envahi par le soir qui tombe. Des mots qui ne s’épuisent pas à vouloir dire ce qui les dicte.

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Gamblin Jacques

Jacques Gamblin mange salé. Il est né au niveau de la mer, un lundi, à 9h07. À vol d’oiseau, le Mont-Saint-Michel n’est pas loin. Il aime le vent, les déferlantes, les grands espaces. À force de jouer des personnages au théâtre et au cinéma, il porte le sien à l’écriture, un anonyme qui d’un livre à l’autre, se prend les pieds dans le tapis de ses obsessions. Son premier texte, Quincailleries, a été édité aux éditions Le Patio, en 1992. Jacques Gamblin a reçu le Grand Prix de Littérature sportive, remis par l'Association des Écrivains sportifs, pour son dernier livre, Entre Courir et voler il n'y a qu'un pas papa. Le premier lauréat fut Frison-Roche en 1943 pour Premier de cordée.    

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Gavalda Anna

Anna Gavalda. Née en 1970 à Boulogne-Billancourt. Vit et travaille à Paris.

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Gébé

Gébé, est né à Villeneuve-Saint-Georges en 1929. En 1960, il arrive à Hara-Kiri pour y dessiner, écrire, et pratiquer le roman-photo. Durant les années de censure, il fait de la radio et se réfugie à Pilote (mais 68 avec Gosciny). Retour à Hara-kiri pour le lancement de Charlie Hebdo avec Cavanna et toute la bande. Treize années de bonheur, puis arrêt de Charlie. Cinéma, chansons, bandes dessinées (dont le culte L’An 01 adapté au cinéma par Jacques Doillon), quelques romans et toujours des journaux : Zéro, L’Autre Journal, L’Idiot International, Gébé participe également aux émissions cultes Merci Bernard et Palace. En 1992, Charlie Hebdo repart. Gébé est dedans. Jusqu'à ce lundi 5 avril 2004 où il nous a quittés.

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Gibeau Yves

Né en 1916 à quelques kilomètres des lieux de la bataille de Verdun, Yves Gibeau, fils d’adjudant de carrière, devint un antimilitariste viscéral, un insoumis dans l’âme, dont les convictions pacifistes résonneront dans toute son œuvre. Mobilisé en 1939, prisonnier un an dans un stalag de Prusse-Orientale, Yves Gibeau parvient à se faire rapatrier en novembre 1941 et file aussitôt à Marseille. Il y mène une vie de bohème, semi-clochard, avant que, repéré par les recruteurs du STO, il ne se réfugie dans la ferme paternelle champenoise. Après-guerre, il devient chansonnier, joue aux côtés de Francis Blanche, et écrit son premier livre, ses souvenirs de prisonnier de guerre. Rogue et drôle, Le Grand Monôme paraît en 1947 chez Calmann-Lévy : c’est Raymond Aron qui en a recommandé la publication et qui présente le jeune auteur à Albert Camus, alors patron de Combat. Il tâte du journalisme, écrit des chroniques de variétés et de music-hall et sympathise avec Boris Vian. Cet amoureux de la langue dont les écrivains favoris s’appellent Henri Calet, Alexandre Vialatte, Raymond Guérin, Emmanuel Bove et Antoine Blondin entre à Constellation comme correcteur, avant de passer secrétaire de rédaction à L’Express – journal pour lequel il compose les grilles de mots croisés. En 1950 paraît Et la fête continue, et en 1952, son roman le plus célèbre, Allons z’enfants… Suivront Les Gros Sous, La Ligne droite et La guerre, c’est la guerre : cette histoire d’une désertion en pleine guerre d’Algérie passe pour une provocation. C’est l’échec et Yves Gibeau va se taire jusqu’en 1983, où il publie un livre sur le Chemin des Dames avec des photographies de Gérard Rondeau. En 1988 avec Mourir idiot, Gibeau rédige un roman tissé de souvenirs personnels. Le vieux réfractaire s’est éteint en 1994, à Roucy, village de sa Champagne natale où il s’était retiré.

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Girardon Jacques

Jacques Girardon a été rédacteur en chef de Sciences et Avenir et grand reporter àL’Express. Après plusieurs essais (La Plus Belle Histoire de la Terre, La Plus Belle Histoire des plantes), il publie ici son premier roman.

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Giraud Robert

Robert Giraud est né à Limoges (Haute-Vienne) en 1921. Après s'être distingué dans la Résistance, il collabore, dès 1945, dans Franc-Tireur, Paris-Presse, France-Soir et Qui ? Détective, avant d'aborder la carrière de bouquiniste. Après avoir écrit Le Vin des rues, qui lui valu le prix Rabelais 1955, il devint chroniqueur attitré de L'Auvergnat de Paris, écrivant sur les innombrables bougnats alors tenus par des Auvergnats, des Limousins et des Aveyronnais. Plus parisien que nature, Robert Giraud, que l'on rencontrait surtout dans un bistrot à vins du pied de la butte Montmartre, Le Négociant, avait notamment écrit sur la langue des titis. Robert Giraud est décédé le 22 janvier 1997 à Paris, à l'âge de 76 ans.

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Goudemare Sylvain

Sylvain Goudemare tient depuis 1987 une libraire d’ancien spécialisée dans la littérature des 18 et 19e siècles au 9 de la rue du Cardinal-Lemoine à Paris ouverte l’après-midi. Il a publié des recueils de poèmes, dont Mélanolie, une anthologie de Charles Monselet (Éditions du Griot), et préfacé des auteurs singuliers, Jean-Louis Renaud (Ludd), Julien Torma (Allia), Monsieur Claude (Arléa). Son dernier livre, Marcel Schwob ou les vies imaginaires, a paru au Cherche midi en 2000.

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Graff Laurent

Laurent Graff est né en 1968.

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Guérin Raymond

Raymond Guérin est né à Paris le 2 août 1905. Après des études à Poitiers, il est apprenti dans des palaces parisiens. C’est autour de sa vingtième année qu’il découvre le théâtre, devient un lecteur boulimique, s’essaye à l’écriture en fondant, en 1927, La Revue libre à laquelle collaborent, entre autres, Samuel Clerc, Maurice Fombeure, Louis Émié. Installé à Bordeaux, où son père a ouvert un cabinet d’assurances, il concilie deux activités : l’une, que la Seconde Guerre mondiale interrompra momentanément, consacrée à l’affaire familiale, l’autre, dont la mort seule aura raison, vouée à la littérature. À la fois victime des préjugés de son milieu, cette bourgeoisie bordelaise évoquée par François Mauriac, et de ses complexes d’autodidacte, Guérin fait ses « gammes » pendant une dizaine d’années et publie, à 30 ans, son premier ouvrage, Zobain (1936), chez Gallimard. Il meurt à l'âge de cinquante ans à Bordeaux. Sa Correspondance de 1938 à 1955 avec Henri Calet est désormais disponible.

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Guibourgé Stéphane

Stéphane Guibourgé, trente-cinq ans sur la photo, journaliste.

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Guillot Bertrand

Bertrand Guillot a 33 ans, de près il paraît plus petit. On lui prédisait un bel avenir dans de grandes entreprises pour faire gagner la France, mais... Hors jeu est son premier roman, pas le dernier.

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Guyard Alain

Alain Guyard est philosophe forain, bonimenteur de métaphysique et décravateur de concepts. Il fait dans la pensée comme un comice agricole fait dans le bestiau un jour de foire à l’andouille. 

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