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Livres

Le Cri

GRAFF Laurent

Genre : Roman
ISBN : 2-84263-125-0
Date de parution : 01/08/2006
Nombre de pages : 128
Couverture : V.P.C.
Prix : 14,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 56,00 €  
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Résumé

 On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve », a écrit un Grec ancien, très ancien. Pas plus qu’on ne croise deux fois les mêmes visages, reçoit les mêmes mercis, encaisse les mêmes pièces, semble nous dire le héros du Cri, péagiste en bordure de ce fleuve de tôle, de verre, qu’est une autoroute. Au guichet du monde, il les voit tous défiler, souriants, crispés, hurlant, rusés. Sort du flux Joras, jamais un sou, entre amant et mari. Depuis sa vigie vitrée, « pivot du monde », le héros s’ennuie avec sérénité, bercé « d’une douce monotonie ». S’en viennent rompre la cadence, certains êtres, connus, charmants, et puis surtout, Le Cri. Ce tableau de Munch, volé en Norvège et qui échoue dans sa guérite. Et ce Cri, bouche distendue, malheur à qui l’entend : cri qui glace, qui fige. Un jour, Cri sous le bras, le narrateur part, seul, sans but, alors que l’humanité sombre sous l’assaut du « bruit », une fréquence fatale qui terrasse l’auditeur. Le monde a entendu Le Cri. La mort patiente, violente, au terme du chemin, que le narrateur verra sans fard. C’est alors qu’il le poussera, lui, le cri, pour qu’il avale le monde.

Presse

Retrouvez  une interview de Laurent Graff par Mélanie Carpentier sur le site evene.fr. 

Laurent Graff, 37 ans, est un prince de l'écriture. Que le public connaît peu. Il règne sur un univers dépouillé de toute frime, tout style tapageur, tout sujet racoleur.

Gilles Chenaille, Marie-Claire, septembre 2006.

Son Cri à lui vaut vraiment d'être entendu puis écouté. Laurent Graff a une voix ; il est espiègle à souhait, nonchalant, drôle et ne se regarde pas écrire. Son livre est une petite chose légère et douce que l'on pourrait siffler comme un air avec émotion. Plutôt rare par les temps qui courent.
Pierre Assouline, La République des livres.

Un livre étrange, au charme lancinant, une écriture vive et percutante, histoire d'une indicible douleur beaucoup trop forte pour ne pas être partagée.
Stéphanie des Horts, Valeurs actuelles, 01 septembre 2006.

Le ton léger des premières pages cède la place à l'anxiété, puis à l'angoisse grâce à une écriture tendue et dégraissée. Une des grandes et belles surprises de la rentrée.
Christine Ferniot, Epok, 8 septembre 2006.

Désenchanté, acide et drôle.
Le Monde des livres
, 14 septembre 2006.

« Ici, "on touche du doigt un grand vide glacial", entre  un péage d'autoroute déserté, où travaille le narrateur, et un tableau de  Munch, le Cri précisément, avec “sa bouche dilatée comme pour un  accouchement”. Bientôt un autre cri, un bruit venu de nulle part, emporte  le monde tout entier dans une douleur mortelle – une mégamigraine-, et l’homme  du péage tourne la page. » 
Libération, 7 septembre 2006
 
« Depuis huit ans, Laurent Graff laisse sourdre sa colère contre le monde dans des petits livres d'une humilité au laser. Son nouveau roman a beau s'intituler Le Cri, son écriture n'a rien perdu de son calme. Avec une grande économie de moyens et un humour aigre-doux, Laurent Graff révèle la richesse intérieure de l'employé d'un péage d'autoroute. »
Marine Landrot, Télérama n° 2956 - 09 septembre 2006 
 
 « Le ton léger des premières pages cède la place à  l'anxiété, puis à l'angoisse grâce à une écriture tendue et dégraissée. Une  des grandes et belles surprises de la rentrée. »
 Christine Ferniot, Epok
 
 « L’univers  singulier, à la fois prosaïque et fantastique de Laurent Graff. Un  livre inclassable à dévorer d’urgence. » 
 Clémentine Goldszal, ELLE, 9  octobre 2006 
 
Ce roman à suspense est une belle galerie de portraits contemporains où les travers sont épinglés avec justesse et humour. 
Pascale  Arguedas, Calou, L'ivre de lecture 
 
Ce cri nous appartient tous. Nous avons tous à un instant de notre vie cette envie irrépressible de hurler, de nous fermer au monde et de sortir de nous ce qui nous fait tant souffrir. Ce tableau est un prétexte. Oui, un prétexte universel. Par cette image torturée, nous nous révélons à nous-même, nous acceptons de pouvoir déborder, de ne plus supporter ce qui peut nous tuer à un instant de notre existence. Nous avons tous le droit de prendre notre tête entre nos mains. 
lesdiablotintines
 
Ce livre est une énigme. Un message à caractère non identifié. Un poème d’amour, de vie, d’ennui en 124 pages. Ni kafkaïen ni existentialiste, surréaliste. Avec son quatrième roman Laurent Graff confirme son caractère singulier. Déroutant, troublant, désopilant, grave et malgré tout captivant. Un livre à méditer peut-être, sinon à délaisser. On ne saurait plus le déchiffrer. 
Le blog-notes de Misha Uzan

Un article en ligne sur Le Cri : Thibault Dablemont, Jowebzine

Une video sur Daily Motion