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Le Chien de la Barbare

JOUBERT Dominique

Genre : Récit(s)
ISBN : 978-2-84263-011-9
Date de parution : 20/11/1997
Nombre de pages : 96
Couverture : Anita Gallego
Prix : 11,43 €
Exemplaire du tirage de tête : 46,00 €  
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Résumé

"Toute ville a sa houle. Celle de Berlin est lourde, pesante, ville au ressac épais. Joubert se laisse porter par la ville, ballotté par elle, de-ci de-là, otage du courant. C'est un petit cours de dérive lucide qui, entre Fargue et Martin, nous est donné là, en quelques pages ; les jambes se laissent faire, l'oeil est en alerte, la narine reste pensive. C'est le corps qui pense et la tête qui marche. Et toujours un chien, là, devant, qui quête quoi ? On ne sait. Lentement, l'homme qui suit le chien finit par se prendre pour lui, saisir qu'entre deux dérades rôdeuses, rien ne tranche. L'homme n'est qu'un chien des rues, il a simplement la narine plus haute et le droit aux terrasses. Un désespoir commun, à rase-pavé."

Presse

Vagabond, poète, voyageur, Dominique Joubert rapporte de ses grandes échappées non des souvenirs mais des bouquets serrés d'instants privilégiés, des pense-bêtes magiques, des éclats de bonheur, des hasards filtrés...
Alfred Eibel, Valeurs actuelles.

Avec sa dose d'amertume et de belles trouvailles, "Le chien de la barbare" est un nouvel hommage de Dominique Joubert à l'humeur vagabonde, celle qu'il juge "la plus digne".
Éric Dussert, Le Matricule des Anges.

Passager clandestin de la nuit, il rôde jusqu'à l'épuisement; il hume peu à peu la "note" des villes traversées, cette impression pénétrante sans laquelle "il ne sert à rien de voyager" et qui fait tout le sel de ce joli diptyque urbain.
Lire.

Le poète, certes, chemine les poches crevées, mais il les rafistole. Comme à Berlin, à Ostende, et comme partout, quand sur la ville tombe la pluie… Le chien de Joubert flairait les ruines du Mur, en septembre 1991, tentant de rendre ses brimborions au mystère, pistant une Barbare qui le tenait un peu à l’écart, à la laisse : elle discutait avec des écrivains – des vrais, mon cher ! – dans des cafés plus que probables. (...) Joubert est de l’ex-race des va-nu-pieds qui dérapent sur les étoiles comme un chien fou.

 

Dominique Durand, Le Canard Enchaîné.