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Boulevards des Maréchaux

TILLINAC Denis

Genre : Récit(s)
ISBN : 978-2-84263-037-9
Date de parution : 01/10/2000
Nombre de pages : 144
Couverture : Anne-Marie Adda
Prix : 12,96 €
Exemplaire du tirage de tête : 52,00 €  
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Résumé

Ces maréchaux-là limitent leur prestance au blanc bleu de panneaux émaillés. C'est d'un PC qui s'attrape à la périphérie de Paris, au fil des boulevards de ceinture, d'un PC qui vous bahute, au fil de ses bus, d'une porte à l'autre, qu'il s'agit ici. D'une petite ceinture qu'on fait à pattes, façon Tillinac. Tout commence (et finira) porte Dorée où Mars, le dieu porte-lance, veille sur ses collègues les fétiches africains du MAOA. C'est là qu'a poussé, veillé par les lions Daumesnil, le corrézien Tillinac. C'est de là qu'il part pour égrener les portes qui sont un peu les heures du cadran parisien. Et on le suit, au fil de sa dérade, de bistrots en souvenirs, de tombes en coin de rues, bercé par les arrêts obligatoires et le babil des picoleurs ou l'œil inquiet des passantes. À chaque étape, le maréchal surgit de sa plaque comme un djinn du flacon et l'on suit la parade comme une passe de ballon ovale ou de témoin ému : Soult passe à Davout qui passe à Sérurier qui passe à Macdonald qui donne à Bessières. Ça n'est plus Austerlitz mais la Voulte-Montchanin. Du jeu à 13 revu 1815. Retourné à la case départ, Tillinac nous livrera les raisons de son pèlerinage impérial et circulaire, de sa revue de détail des brandebourgs de la mémoire. Pour le savoir, suivons-le. Route !

Presse

Le roman rêvé d'Antoine Blondin
Denis Tillinac lui a emprunté un peu de son titre et un peu de son esprit pour écrire Boulevard des Maréchaux. On s'y croirait, dans les bistros rêvés par Blondin, "Au maréchal Ney", "Chez Davout" et d'autres encore du côté de chez Soult, Murat, Suchet, Lannes, Pétain (non, pas Pétain) et même MacDo (mais oui, le maréchal d'empire Macdonald). Antoine Blondin et son dernier roman nous manquent. On eût tant aimé s'écrier un jour : "Maréchaux, le voilà !" sur un ton de victoire mêlé de soulagement, à la façon dont lui-même accueillit son ami Jacques Perret en retard pour recevoir le prix Interallié : "Ah, Levallois, Perret !"
Pierre Assouline, Le Monde, 19 mai 2011

Avec ce Boulevard des Maréchaux, Tillinac signe une belle balade désenchantée où, derrière Napoléon et ses compagnons, c'est une certaine idée de la France qu'il salue.

Christian Authier, L'Opinion indépendante du Sud-Ouest.

Fidèle à lui-même, l'auteur, dans ce court ouvrage à l'écriture soignée, philosophe, livre ses réflexions, glisse quelques discrètes et réjouissantes méchancetés. Son vagabondage est un aimable divertissement.
Notes Bibliographiques.

Entrecroisant les traces de l'épopée impériale et son regard de promeneur, Denis Tillinac se fait tour à tour guide, historien et journaliste de la vie parisienne. Un voyage littéraire qui se savoure dans un fauteuil ou à pied.

Gend Info.

Cultureux, culs-terreux : les deux mots feront un titre dans un ouvrage de sociologie " très pointu " , dans soixante-quinze ans. On comprendra que; dans la guerre larvée entre Paris et la province, les McDo furent les postes avancés de la cavalerie bleue et l'omniprésence du Parisien posé sur le comptoir, le symbole d'une résistance héroïque des bistros. Car les forces en présence sont mouvantes. Tillinac n'essaie jamais de fixer les choses. Il lui suffit de dire " la Frégate de mon père... "pour qu'un certain monsieur au volant d'une certaine voiture -c'est-à-dire une certaine France- nous apparaisse. Ce flâneur bougon pige mieux l'Histoire que bien des normaleux à qui la marche donne des ampoules...
François Nourissier Le Figaro, 11 décembre 2000.