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Livres

Histoire d'eaux

PIERRAT Emmanuel

Genre : Roman
ISBN : 978-2-84263-051-5
Date de parution : 01/01/2002
Nombre de pages : 96
Couverture : Anne-Marie Adda
Prix : 11,50 €
Exemplaire du tirage de tête : 46,00 €  
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Résumé

Le Jardin zoologique de Lutèce est un enclos choisi, la dernière fauverie où l’on broute, l’ultime volière où s’éjouit de concert un lot de spécimens choisis pour l’élégance du plumage ou la musicalité du ramage. Le Jockey-club du mammifère exotique. Veille en chambellan sur ce petit Monaco zoologique, un sieur Sentinelle, retour des Indes, grand buveur d’absinthe et téteur de bambou opiacé devant l’Éternel. Ce dernier se rappelle d’ailleurs aux Lutéciens qui écopent, fin janvier 1910, d’un déluge d’anthologie.
Débordante, la Seine s’invite partout, engloutissant les rues, submergeant les demeures, vouant l’humain piéton à écoper de nouveau, mais des barques cette fois, ou son rez-de-chaussée. Sentinelle voit son pré carré zoophilique disparaître sous une eau qu’il cantonne d’ordinaire au rôle de supplétive de l’absinthe. Les bêtes sombrent, surnagent. S’organisant, devenu insulaire fidèle au poste, il sauve ce qu’il peut du cheptel. Le passage d’un évêque en barque, bénissant les eaux, l’incline à rouvrir la Bible à A comme Arche. À défaut de conseils, il y trouve une motivation.
Une Histoire d’eaux, entre Tardi et Jarry, à lire au sec, une fée verte sur les genoux.

Presse

L'homme, à la fois perdu et héroïque - comme d'hab - jouera son plus beau rôle: cracher sur le monde et Dieu avant de tenter l'impossible,"le rôle de la colombe lâchée par Noé au bout du voyage. ..".Il n'y a pas que Brigitte Bardot à trouver le salut des hommes en réglant celui des bêtes. Le texte vous colle au visage, exhalant une énergie folle. Dans cette univers où rien n'est plaisant, tout séduit. Et ce petit livre restera votre ami, avec son secret bouleversant.
Jean-Françols Kervéan, France Soir, 19 janvier 2002

 

Cette fable, plus humaine qu’animalière, témoigne d’un sens aigu de la fantaisie. Le plaisir du conteur est visible et communicatif. 
Patrick Kéchichian, Le Monde des livres


Il n’empêche qu’on se marre souvent, l’auteur sachant faire vite et léger. “Les requins dévoraient les mérous, que baisaient les murènes” : de l’art de dépeindre l’apocalypse aquatique en une prose savamment ciselée.
G.M., Le Matricule des Anges