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Sexes sans paroles

YLIPE

Genre : Aphorismes / Humour
ISBN : 978-2-84263-073-7
Date de parution : 03/04/2003
Nombre de pages : 128
Couverture : Ylipe
Prix : 13,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 40,00 €  
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L’auteur de Textes sans paroles revient avec un recueil d’aphorismes livrés au goutte-à-goutte d’une jouissance aussi définitive que provisoire. Des mots utiles qui le rangent entre Lichtenberg et Cravan


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Résumé

À quoi les comparer, ces aphorismes d’Ylipe ? À des gouttes d’acide, des poussières dans l’œil, des bulles au cerveau, des boutons de fièvre, des coupures au cou, des taches de vin, des chancres à la lèvre.
Un peu de tout cela, c’est sûr.
En tout cas, à de petites défigurations humiliantes, des rappels au désordre faits à l’homme qui se prend un peu trop à poser dans la glace bien lavée de ses certitudes glorieuses.
Ylipe figure en bonne place (celle du cancre ou du crosse-en-l’air : au fond de la classe) parmi tous les arracheurs de cataplasmes : Cioran, Lichtenberg, Michaux. Un être qui mine, sape, creuse. Ylipe, c’est Nietzsche avec des pinces à vélo.
Ces sentences, ces mots tout en éclairs, vous giclent à la gueule, vous aboient au nez. Et pour nous dire quoi ?
Que tout, j’ai bien dit tout, est, dès le départ foutu, tutu. Lisons : « Dès l’arrivée, le départ se profile ». Par ailleurs, étant donné qu’« il n’y a rien à faire, pourtant on le fait » et qu’« il y a longtemps que nous avons fini », autant s’asseoir en terrasse pour déguster, en dilettante, un sorbet aux clous.
C’est ce que fait Ylipe et c’est pour cela qu’Ylipe est grand.

Presse

Ces aphorismes forment une œuvre de moraliste noir et sarcastique, brève mais à haute teneur humoristique, qui le place dans la double postérité d’un La Rochefoucauld et d’un Picabia. Ylipe était un prince de l’humour noir.
D.N., Le Monde.

Disons que cet humour ne porte pas au rire franc. Je qualifierai l’auteur de fils ou petit-fils du Surréalisme en sa glorieuse période. Dominique Noguez, qui fut de ses amis, voit l’humour à l’œuvre d’Ylipe ainsi : une façon de tenir le désespoir en respect.
M. N., La Quinzaine littéraire.

Un aphorisme est ce qui reste quand on a tout oublié d’un texte. Ylipe est moins sombre que Nietzsche et plus détendu que Cioran. L’art est, bien sûr, la concentration. Les écrits denses dansent. Ylipe se lit en une heure et une vie. Quand le livre devient viatique. Ce livre est le livre de toute une vie ratée.
P.B., Le Figaro littéraire.