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Jeunesses

CALET Henri

Genre : Chroniques
ISBN : 978-2-84263-074-4
Date de parution : 03/05/2003
Nombre de pages : 320
Préface : Jean-Pierre Baril
Couverture : atelier Civard
Prix : 18,50 €

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Un Calet enquêteur en 1954 pour des magazines féminins sur notre belle jeunesse auprès de vingt de ses éléments avec qui l’auteur de Le tout sur le tout s’entretient de presque tout. Chroniques inédites en volume.


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Résumé

D’emblée, Calet, la jeunesse, ça n’est guère sa chose. L’écrivain qui scrute la vie comme on se cure un ongle, le passant qui semble avoir toujours eu quarante-trois ans, qui arme sa prose gris tendre de petites phrases sèches et percutantes, cet homme-là court après sa jeunesse « comme un chien après sa queue ». D’où, courant d’air frais, bouffée de verdeur, un goût soudain pour celle des autres. Fringale qui prend la forme d’une série d’enquêtes journalistiques commandée par Elle en 1954 et qu’aujourd’hui préface et annote Jean-Pierre Baril au Dilettante.
Calet chez ces jeunes (en crise, dit-on), ceux du Paris de la guerre froide, c’est un peu Maigret au square. Une cure de jouvence et un exercice de curiosité et en même temps le spectacle d’un formidable écart de densité : babil contre désenchantement, mi-octobre face à début mars. Ces jeunes, Calet va les chiner dans tous les milieux, les convoque dans des lieux divers, bibliothèque, galerie d’art, librairie, café parfois (Le Flore), les questionne sur tout, leurs goûts et leurs amours, leurs projets et leurs familles. À l’époque de Brigitte et d’Angélique, découvrons donc Cathy, Thérèse, Marie ou François. De tout cela, de ces vies en boutons, Calet retirera un sentiment de frais bonheur, l’impression d’avoir remonté le temps. Une occasion de s’extraire de sa peau épaisse.
Cela dit, «de moi, que pense-t-on ?»

Presse

Un auteur culte, à la minutie, l’élégance, la mélancolie d’un Patrick Modiano.
Anne Diatkine, Elle, 30 juin 2003.

Derrière la verdeur de la série, l’on sent poindre une immense mélancolie. Au Sweet Swing, où l’on se trémousse dans la pénombre, l’écrivain glisse : “J’étais triste et comme repoussé dans ma cinquantaine.

Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur.

On lit Calet avec beaucoup de bonheur (son talent de reporter, de conteur) et pas mal d’inquiétudes. Rien n’a changé, ou si peu.

Martine Laval, Télérama.

À mi-chemin entre le roman et l’autobiographie, ce roi de l’échappée est devenu le personnage faussement naïf de ses récits. Chaque livre de ce chineur invétéré des lieux et des âmes est un régal.

E.S., Marie-France.

Calet est finement drôle, promenant son regard curieux et faussement naïf parmi les paumés et les friqués, enregistre comme un gosse plein d’humour leurs réactions fougueuses ou leurs grands coups de frein désenchantés. Il se permet d’annoter en marge ses propres réactions souvent bienveillantes, par de petites allusions et phrases cinglantes qui le renvoient à sa propre jeunesse perdue. Emboîtant son pas léger, on remonte le temps à ses côtés.
Pascale Arguedas, Calou, l'ivre de lecture.