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Francis Bacon, le ring de la douleur

CHARRAS Pierre

Genre : Récit(s)
ISBN : 978-2-84263-084-3
Date de parution : 01/02/2004
Nombre de pages : 96
Couverture : photo Francis Giacobetti
Prix : 11,50 €

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Voici un homme qui reçoit la révélation de sa singularité en regardant des toiles de Bacon, qui au lieu de le blesser, vont prendre en charge ses propres douleurs. Il sortira de l’exposition libéré de ses terreurs.


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Résumé

1971 ! Le Centre Pompidou, cette immense compression bariolée, accueille en ces entrelacs Francis Bacon, quelques centaines de toiles. Francis, un autre, le héros de Pierre Charras y va, innocent badaud, «puceau de l’horreur».
Surviennent les toiles ! Coup au foie, sidération. La peinture de Bacon fait remonter la bile de la mémoire. Rien n’a été oublié depuis ce jour et c’est à une «lente radiographie de la stupeur» qu’il se livre, cliché après cliché, au grand déroulé des souvenirs : la viande pourfendue de la boucherie familiale, une jeune fille aux cannes comme il y a des Vierges à l’enfant, croisée dans une librairie, un idiot à la plage, danseuse en boîte, des cris d’animaux mordus à mort, des coups portés, le corps mort du père. Les souvenirs pendent comme bêtes aux crocs dans les abattoirs d’une mémoire enfin rouverte. Le «nuancier des douleurs» s’offre à nous, éventail de souffrances désormais épanouies.

Francis Bacon, le ring de la douleur se joue actuellement au théâtre sous le titre Figure dans une mise en scène de Lukas Hemleb et avec Denis Lavant. 

Presse

Francis Bacon, le ring de la douleur de Pierre Charras
Après le chaos, chacun renaît et parle le même langage : le peintre avec ses couleurs, le spectateur et le lecteur avec ses yeux et Pierre Charras avec ses mots, son style éblouissant... Lisez ce magnifique ouvrage si vous avez le moral au-dessus de zéro, sinon vous volerez en éclats. C’est terrible, si beau, qu’on cherche encore les justes mots qui n’existent probablement dans aucun dico…
Pascale Arguedas,

Calou, l'ivre de lecture

Francis Bacon, le ring de la douleur fait remonter la bile de la mémoire. Souffle coupé, dans les cordes. Pas un instant de répit. Ça reprend de plus belle. Droite. Gauche. Droite. Droite. Charras ne prend pas de gants. Je reste étourdi par les maux de l’artiste, les mots de l’auteur. « Puceau de l’horreur », je suis gorgé, ivre de douleur, de beauté. On reste K.-O. debout. Gong.

Frédéric Picard, Le Figaro littéraire, 1er avril 2004.

Un récit qui révèle un puissant narrateur, naviguant entre le nuancier des sensations et la palette violente du peintre.
Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur.

Charras traduit dans un style puissant avec des mots ?évreux jetés à la face, tels des cailloux, le choc énorme ressenti devant les grandes toiles de Bacon.
R.V., Est éclair.

Francis, le narrateur homonyme de Bacon, af?rme la présence de Bacon par défaut, on ne saura rien ou presque des tableaux.
C.D., Politis.

Tableau après tableau, en triptyque parfois, cet éventail de la souffrance s’épanouit en brefs chapitres et laisse déborder une ombre d’oiseau de proie qui gagne la nuit, petit à petit. On avance, le souffle de plus en plus court. On halète, sous le choc. Les enchaînements sont rapides, terrifiants. On est ivre de douleur, de beauté, d'émotion.
Pascale Arguedas, Calou, l'ivre de lecture.