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Les Rues de ma vie

FRANK Bernard

Genre : Chroniques
ISBN : 978-2-84263-098-0
Date de parution : 05/01/2005
Nombre de pages : 224
Couverture : photo Gérard Rondeau
Prix : 15,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 60,00 €  
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Prix Symboles de France 2005, Prix Édouard Carlier 2005.
Dix-sept chroniques parisiennes restées confidentielles car parues de 1989 à 1992 dans la revue Urbanisme(s).

Résumé

Bernard Frank, sa phrase ressemble à un chat, à ses chats, innombrable, fluide, étirée, émaillée de retour de griffes et de bonds bien calculés. Une phrase qui longe une vie, la sienne, comme un chemin de canal ou une route de corniche ; une vie qui tient en effet, selon les années, du halage ou du ski nautique. Les Rues de ma vie relève de l’exercice de mémoire (comme il y en eut d’admiration), du vide-greniers et de l’herbier. S’y croisent les présences familiales, chéries et intempérantes, des maîtres queux et les commodores de l’édition, Sagan et Fellini, quelques reines de la nuit et un vieillard qui saigne du nez. Des soixante ans d’une existence passée à flâner, goûter, écouter, croiser, écrire, il découle ce plan aux pliures cassantes, cet agenda illisible d’avoir trop macéré dans les eaux du souvenir, ce carnet d’adresses obsolète. Les rues y servent de repères, les demeures de balises, les arrondissements deviennent des îles pour naufragé urbain. Mais l’on sent vite que l’essentiel, chez cet hébergé professionnel, ce virtuose de la saveur et ce mélancolique, est ailleurs : c’est le cœur qui se souvient et la mémoire qui enregistre. Évoquer, c’est peut-être trahir les faits pour sauver l’émotion. Ne nous trompons pas d’adresse.

Presse

Bernard Frank: France’s Much-Missed Literary Wit
Benjamin Ivry,Arty Semite, July 16, 2010.


Promenades en quartiers, quadrillés de restaurants ou de brasseries fantomatiques où se préparaient les révolutions derrière les glaces fumées (« Il faut des années pour s’accommoder au goût des décorateurs qui nous gâchent la saveur des plats »), plaisirs de la table, éloge et référencement de maîtres queues éphémères, ce marcheur bon vivant nous dresse son théâtre parisien d’antan. De dégustations légendaires avec des reines de nuit à une altercation qui se termine aux urgences - sauvée par sa mère, tôt le matin, Bernard Frank se raconte avec une sincérité et un humour distant inimitables.

Pascale Arguedas, Calou, l'ivre de lecture.

Ce dandy rêveur, buveur, surdoué, faux paresseux et vrai dilettante, est (comme son ami Antoine Blondin) davantage réédité qu'édité, et ce roman des rues de sa vie, composé d'éditoriaux donnés à la revue
Urbanismes dans les années 90, constitue un tout miraculeusement homogène et romanesque. (...) Et dans la cruelle topométrie du cœur qu'il s'inflige, c'est la légère, insouciante et joyeuse désinvolture de sa jeunesse qu'il semble le plus regretter.
Gérard Pussey, Elle, février 2005.

Sa mémoire est un labyrinthe et la capitale un monde fantomatique. Quel bonheur!
Jérôme Garcin, La Provence.