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On s'habitue aux fins du monde

PAGE Martin

Genre : Roman
ISBN : 978-2-84263-112-3
Date de parution : 05/09/2005
Nombre de pages : 288
Couverture : Marine le Breton
Prix : 19,50 €
Exemplaire du tirage de tête : 78,00 €  
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La fin d’une histoire entre un homme et une femme qui ne s’aimaient pas et le début d’une histoire entre un homme et une femme qui ne veulent pas s’aimer.


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Résumé

Élias, c’est son nom, celui du héros de Martin Page. Élias produit des films, se dévide une vie lisse, cadrée, sillonnée de Clarisse éthylique et de Zoé folle, existence hantée pourtant de vides, des poches de rien qui le meurtrissent doucement. Un soir de remise de prix, sa vie, cette vitre mince, s’étoile. Élias craque, jette sa vie, son prix, à la Seine. Coiffe fougueusement le destin d’Élias la présence épaisse et douce de Caldeira, cinéaste fameux, ou celle d’Arden Gaste, son supérieur, qui finissent par l’éjecter et le mettre au rencard. D’autres figures s’en viennent tisser autour d’Élias un réseau d’étreintes suicidaires : Margot, Darius, Marie la secrétaire, Victor et ce détective tout penaud qu’il paye pour enquêter sur… lui-même.
Tout conspire à noyer la vie d’Élias dans les replis d’un marivaudage toxique émaillé de coups, ponctué d’impasses, écrasé de désillusions. Rien ne semble prendre corps dans cette vie où tout se délite, s’ensable ou se disperse. Peut-être après un ultime passage africain retrouvera-t-il avec Margot autre chose que faux-semblant et ersatz de rien ? Aurore ou fin du monde ? « La vie est un lent et merveilleux suicide », déclarait Patricia Highsmith, dont acte avec ce dernier Martin Page.

Presse

Il y a du Buster Keaton dans la manière dont ce jeune romancier surdoué croque l'incongruité de ses personnages. Ses situations surréalistes rappellent aussi par moments l'humour décapant des Marx Brothers. Son écriture très visuelle est un régal pour l'esprit, et sa «fin du monde» un verdoyant jardin rempli de délices divinement sataniques...
Jean-Rémi Barland, Lire, octobre 2005.

Lire l'article paru sur Boojum.

Peuplée de personnages subtilement croqués et servie par un style drôle et piquant, la chronique de Martin Page se lit comme un mode d'emploi d'un kit de survie.
EPOK, octobre 2005.

"On s'habitue aux fins du monde" vous fera souvent rire aux éclats par son cynisme et par le jeu de cache-cache qu'il instaure entre personnages fictifs et personnalités réelles du Septième Art.
Christophe Greuet, Midi Libre, septembre 2005.

Tout en humour, en temps gris comme cette pluie dans laquelle Martin Page se complaît, en suggestions qui en appellent d'autres, il emprunte la voie lactée du surréalisme pour en rejeter très loin les étoiles. À découvrir avec délectation.
Annick Stevenson, Le Progès, septembre 2005.

Si tous ces antihéros nous semblent étonnamment proches, c'est que Page conjugue un humour décalé avec un style tout en pointillés. Touche après touche, le tableau se met en place, et ce "petit" livre s'impose vite comme un grand.
Sandrine Poissonnier, Le Havre Presse, octobre 2005.