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Livres

Paris, mon pote

GIRAUD Robert

Genre : Chroniques
ISBN : 978-2-84263-156-7
Date de parution : 15/05/2008
Nombre de pages : 160
Préface : Olivier Bailly
Couverture : Robert Doisneau
Prix : 17,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 68,00 €  
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Un Paris d’après-guerre : outragé, martyrisé, libéré, un « débarcadère des volontés » dont les Halles étaient le cœur. Croquis, anecdotes et tableaux d’une capitale populaire aujourd’hui disparue.


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Résumé

Nom : Giraud, prénom : Robert (la maison accepte également Bob, avec le rond de serviette d’un « O » moelleux à souhait), profession : flâneur virtuose, flânocheur émérite, maître-rôdeur, promeneur comme on a l’œil bleu et le menton pointu. Une vie à laisser la trace de ses coudes sur tous les zincs panaméens, à empreindre le bitume de la sculpture de ses chausses. Grand du comptoir comme d’autres d’Espagne. Une rue parisienne où l’on ne croise pas Giraud n’est qu’une voie publique ; les zincs qu’il n’honore pas, de simples débits. Son œil fait tout, sa capacité à humer les ambiances, papiller l’arôme d’un comptoir, nous le livre tout fumant. Dont acte avec ces chroniques : on s’y heurte à Vincent Scotto ou Doisneau (le jumeau stellaire), on y serre les mains fragiles de Fréhel, on y croise des gitans en route pour inhumer en une sépulture secrète un parent conservé dans du sel, on écoute Jojo le Verdurier, on s’égare aux puces de Clignancourt (« cet Angkor de la brocante »), voilà Nénette faite au Mercurochrome, tant d’autres ... « Choses bues » jusqu’à la dernière goutte du terroir parisien dont cet ingénieux des Vins et Trottoir nous parle avec des finesses de braconnier. Laissez-vous prendre.

Presse

Un Paris oublié, populaire et vivant, on fréquente ce fameux café de la porte Saint-Denis que décrit Bob Giraud dans «Paris mon pote» où se réunissaient les accordéonistes Gus Viseur et Jo Privat, on fredonne Les Grands boulevards, Le temps des cerises, Le chaland qui passe, Aristide Bruant, Fréhel, on relit Victor Hugo et Vallès.
Olivier Bailly, Nouvelobs.com

Paris pris, Paris tenu
Amoureux des sans-grade, ami des gens de la rue,  chroniqueur altermondain, Giraud grave pour l’éternité le nom de ceux qui ne furent que des petites gloires, renversées par le train d’enfer du nouveau système naissant.
Mathieu Lévy-Hardy, L’Humanité, 9-10 janvier 2010

Ce sont les quartiers les moins promus par la littérature que Giraud explore avec sérénité, à travers le calme olympien de sa prose, côtoyant vagabonds, souteneurs, gambilleurs, rempailleurs et autres gitans. Familier des parias dans la débine, de leur vivre au jour le jour, de leur grandeur d'âme, il ne juge pas, il fraternise...
Alfred Eibel, Valeurs Actuelles, juillet 2008.

Giraud plante son œuil de lynx dans les couches basses de la population et fait mouche à chaque coup: il nous rappelle que les Roms sont en balade depuis la fuite en Egypte, que la concierge de tout immeuble est "le commandant d'un navire éternellement à quai."
Frédérique Chef, Les Amis de l'Ardenne, juin 2008.

Nouveau flâneur des deux rives, le regretté Robert Giraud savait réveiller avec nostalgie les fantômes d'un monde disparu. C'est le petit neveu de Restif de La Bretonne et de Léon-Paul Fargue. Il appartient à la confrérie des amoureux de Paris, non le Paris lumière, mais le Pantruche des petits gens et celui des bas-fonds.
Jacques Aboucaya, Service Littéraire, juin 2008.

Aujourd'hui son verre est vide mais celui que ses copains appelaient Bob laisse une œuvre fleurant bon Paname et son argot de comptoir. La lecture d'un florilège de ses chroniques est un régal. Olivier Bailly qui prépare une biographie de ce personnage folklo et poétique, a préfacé
Paris, mon pote empreint d'une douce nostalgie.
Jean-Claude Lamy, Midi Libre, juin 2008.

Ce recueil de huit chroniques dessine un Paris merveilleusement triste, un peu éméché, qu'on lit avec le même bonheur qu'on chine aux puces de Clignancourt, ces
«Angkor de la brocante», pour oublier le temps qui passe.
Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur, juin 2008.

Mais, parmi les chantres de Paris, Giraud s'impose comme un de ceux dont la langue a le plus de corps. L'épithète de « flâneur » ne lui convient guère. Fortement charpenté, il est le pote de Paris. Un habitué, un imbibé, pas un passant. Son vin, c'est du bourgogne.
Philippe Delerm, Le Figaro littéraire, mai 2008.

Copain de Doisneau, Giraud raconta Paris comme nul autre. (...) Petit florilège pour le redécouvrir.
François Julien, V.S.D., mai 2008.

Ils sont morts, les deux Robert, mais ils donnent souvent de leurs nouvelles. De Giraud, le Dilettante (encore lui) avait publié trois recueils de qualité supérieure :
Carrefour Buci, Les Lumières du zinc, Faune et Flore argotique. Il remet ça avec des inédits, perdus et retrouvés, Paris, mon pote (préfacés par Olivier Bailly qui sait tout sur le personnage). C’est un régal où chaque chronique est un bijou, un piège à souvenirs, plus drôles que tristes, qui datent du temps où les Parisiens avaient de l’esprit. Ainsi, quand Giraud évoque les rois de l’accordéon (Gus Viseur, André Verchuren, Fredo Gardoni ou Jo Privat), finit-il par le gros Mimile qui était toujours accueilli par la même blague, «élimée par un usage abusif» mais bonne à entendre : «Tu joues où maintenant Mimile ? — Maintenant je joue aux courses.»
Raphaël Sorin, lettres ouvertes

Robert Giraud est cet autre "marchand de rêves palpables" que je vous souhaite de connaître.
Paris, mon pote est sûrement l'une de ses meilleures adresses. Avec ce livre comme vade-mecum vous arpenterez la ville à rebours et sous le neuf du plastique et du verre vous verrez apparaître d'anciens estaminets enfumés et joyeux. Votre vue n'étant pas brouillée par l'alcool (ou autre chose) vous aurez simplement subi l'effet Giraud, la magie palimpseste.
Guy Darol, agitateur conseil