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De loin on dirait une île

HOLDER Éric

Genre : Récit(s)
ISBN : 978-2-84263-160-4
Date de parution : 10/09/2008
Nombre de pages : 192
Couverture : D.R.
Prix : 16,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 64,00 €  
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Le récit tendre et poétique de son installation dans le Médoc, selon le désir de sa femme qui rêve d'habiter près de l'océan Atlantique.


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Résumé

 On s’en doutait depuis ses débuts comme coursier (Nouvelles du Nord ), mais la chose, là, devient claire : Éric Holder est un héros de western. Manière d’éperonner amoureusement les paysages, de humer la tension d'un village en s’invitant dans ses bars, d’en capter le charme par la voix des femmes, le regard des hommes, de dénicher au repli d’une dune, au recès d’un abribus des figures hors norme, des communautés étranges, de surfer sur la violence d’un lieu, la captant, la déjouant. Sa petite caravane familiale a décidé de se poser en Médoc, à la pointe de la Gascogne, entre Gironde et Atlantique, et tout dès lors de s’organiser selon : aérer le jardin à la faux, mener le fils à l’école, apprivoiser les comptoirs, prendre les natifs au rets d’amitiés vraies, orchestrer les jeux des chats, jouer les paratonnerres souriants (notre homme, parmi d’autres activités, est un grand friseur d’incidents). Holder nous conte les aléas de son implantation pionnière par scènes rapides, à la foulée brève, nourries de dialogues taillés juste. Mais le Médoc est une terre rongée par la mer, placée face à la voracité tranquille de l’océan : le geste des Holder y gagne alors une gravité sourde qui donne au récit un caractère d’éternelle fin d’été. La mort est en terrasse et ne semble sommeiller. Profitons-en.

Presse

Il est des écrivains qui, creusant toujours le même sillon littéraire, arrivent cependant à nous émouvoir à chaque nouveau roman, de manière intacte, et avec un plaisir renouvelé : Éric Holder en fait partie.
Jean-François Lahorgue, Benzine Magazine, 2 novembre 2008


Holder le vendangeur
Ilona la serveuse, Pierrot le colosse en bronze, Alicia du rayon charcuterie, Tilde la tenancière maternelle, Monsieur R. le jardinier helléniste... On entend leur langue, mâtinée de gascon et de bordeluche, on effleure leurs existences, on devine leurs fêlures... et on savoure le style, tout en délicatesse et en humour, de l'auteur, véritable poète de la vie quotidienne.
Marianne Payot, L'Express, 20/26 novembre 2008

Manière d'éperonner amoureusement les paysages, de humer la tension  d'un village en s'invitant dans ses bars, d'en capter le charme par la voix des femmes, le regard des hommes, de dénicher au repli d'une dune ou d'un abribus des figures hors normes, des communautés étranges, de surfer sur la violence d'un lieu, la captant, la déjouant. Profitons-en.
Félix Hernandez, Concours Magazine, décembre 2009

 Éric Holder est un écrivain rassurant. Avec sa petite musique suave et feutrée, ses images teintées de nostalgie, ses descriptions sensuelles de la nature et des saisons, il plonge le lecteur dans une atmosphère ouatée.
Corine Chabaud, La Vie, 13/19 décembre 2008

Délicat comme une aquarelle, subtil comme un poète. Ça va vite. Et l'on cavale dans les pas de l'écriture qui se fourre toujours dans des situations complexes. Revigorant.
Sylvie Metzelaert, Marie-France, décembre 2008

Éric Holder, c'est vrai, puise sur le motif des scènes du quotidien. Mais son art est de donner à sa phrase une lumière qui révèle, mieux que des centaines de pages, un pays, un homme, un sentiment. Dans cette approche lente d'un territoire, la modestie du narrateur impose une économie de moyens d'où sourdent littérature et poésie.
T.G, Vient de paraître, octobre 2008

Un tel récit risquait d'être inintéressant ou inutile. Il se révèle au contraire universel et d'une poésie rare, par la grâce d'un regard et d'une écriture qui surprennent par leur justesse et leur économie d'effet. On ne s'offre jamais assez de récits qui ont le goût du bonheur.
Focus Vif,
17 octobre 2008

Il s'agit d'un récit où, dans son style inimitable, l'écrivain raconte son installation dans le Médoc, après avoir quitté Briard. À lire sans tarder.
Médoc,
Octobre/Novembre 2008

Éric Holder, le contrebandier
C'est toujours un plaisir inouï de retrouver l'écriture  aérienne d'Éric Holder, ses phrases accordées aux ciels changeants. En quelques mots, il partage l'essentiel. Un geste suspendu, une amitié qui se noue, un sourire sur les lèvres de Tilde, la jouissance secrète d'une humiliation vengée sur un trait d'humour... Le récit glisse vers le tableau impressioniste.
Frédérique Bréhaut, Le Maine libre, 9 octobre 2008


L'arrivée d'Éric Holder dans le Médoc, c'est celle qu'il raconte dans son dernier roman
De loin on dirait une île. L'histoire d'un regret qui naît lors des "grandes promenades dans les labours au milieu des cris des corneilles", dans la campagne de la Seine-et-Marne. Un regret que formule un soir de février, la femme de sa vie, l'éditrice Delphine Montalant, de ne pas habiter près de l'océan. Et pour la femme de sa vie, que n'est-on pas prêt à faire?
Jean-Christophe Wasner, sudouest.com, octobre 2008

À l'imparfait du souvenir
En peinture, Éric Holder serait un "petit maître", il excelle dans le détail, l'éclair d'une tâche de couleur saisie au coin d'une rue, un ciel à la Turner, le glissement de sirène d'une serveuse de café.
Isabelle Rüf, Le Temps,
11 octobre 2008

C'est un livre tout en ambiance, au style limpide et doux, agréable comme un grand vin, empli d'une indéniable poésie.
Jean-Luc Aubarbier, L'essor Sarladais, 5 octobre 2008

L'Océan et le fil de la plume comme un flux et reflux, comme un rivage qui s'étire et soudain se casse contre un éperon rocheux, Éric Holder écrit à son pas, ses jours et années, écrit au filtre et philtre de son esprit assailli des paysages et des langueurs de la vie.
Luc Monge, La Savoie, 3 octobre 2008

A la recherche de la Médoquine

Ce sont souvent les livres qui font le moins de bruit qui provoquent les frémissements les plus durables. C’est fait de petits riens qui sont la vie même, la brume des lunettes, le bar des Amis, une maisonnette qui croule, des passants sous la pluie, l’ombre d’un regret. Rares sont les Holder encore capables de les observer. Il y faut non du temps mais une certaine qualité de temps, conjugué au goût des autres  avec ce qu’il faut de légèreté poétique.
Pierre Assouline, La République des livres, 27 septembre 2008

Éric Holder, qui est au roman ce que le regretté Pierre Sansot -et ses "gens de peu"-était au récit, écrit pour "permettre d'effectuer un bout de chemin ensemble" avec ses héros du quotidien. Il nous dit qu'il vit là ses plus belles années. Ses phrases sont des paysages, il est urgent de s'y promener.
Jacques Lindecker, L'Alsace, 19 septembre 2008

 De près, on voit une perle fine. Éric Holder peint son arrivée en Médoc aux couleurs d'un aquarelle. Ici et là, il pique des silhouetes locales. Elles ne lui facilitent pas la vie. Mais un ange passe et rit. Une pure merveille.
Jean-Michel Ulmann, Impact Médecine, 25 septembre 2008

 Son écriture sent désormais l'Atlantique, elle est venteuse et musclée. Un régal qui vous pique au vif. Cet homme est un ethnologue autant qu’un poète. Il comprend peu à peu, tel un aventurier parvenu au nouveau Monde, les habitants de la presqu’île, rougissant de se faire rappeler à l’ordre lorsqu’il croit –trop vite- être des leurs. Mais il sera sauvé car il est amoureux de la chaleur sur les ceps de vigne quand l’ombre s’alanguit.
Christine Ferniot, Lire, octobre 2008


La possibilité d'une île
Peintre délicat de "ceux que, dans l'existence, nous croisons sans réduire l'allure, alors que nous leur soupçonnons des vertus", Holder donne chair et vie à des visages et des destins presque inconnus, mais qui continuent de vivre en nous clandestinement-comme des romans ou des compagnons de rechange. Toute la poésie d'Holder est là. Elle est belle et poignante. Prenez-là et faites passer.
Christian Authier, L'Opinion Indépendante, 19 septembre 2008

Lauréat du premier Prix de Service littéraire
Holder aime le goût. Sage Pindare dans son océan de Loupiac, il collectionne les petites choses qui ne sont ni moins importantes ni moins significatives que les grandes. Quand il accompagne son fils à l’école, c’est le bonheur en Gironde. La vie passe doucement. Le clinquant est absent. Comme dit Holder à propos de certains : “l’humiliation, au lieu de les écraser, les redresse.”
 François Cérésa, Service littéraire, septembre 2008

Grand cru du Médoc

L'auteur de «la Belle Jardinière» dit adieu à la Brie et s'installe en Médoc. Récit d'un déménagement
En passant du 77 au 33, Holder a gagné au change, et sa littérature, douce comme de la soie naturelle, n'a rien perdu. Au contraire.  Elle revit sous un climat plus clément, musarde sur des sentiers plus délicats et semble grisée par le voisinage des vignobles de Margaux, Saint-Julien et Saint-Estèphe. (…) C'est le récit allègre, caustique et poétique de cette transhumance, de cette acclimatation, de cette tentative d'apprivoisement.
Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur, 18/24 septembre 2008

Un livre qui défie le résumé paresseux des quatrièmes de couverture et des prières d'insérer que se contente souvent de démarquer la critique, et qui emprisonne l'impalpable, les ciels immenses de l'Atlantique, la lumière bleutée de l'estuaire de la Gironde, les colloques silencieux des cafés, la beauté indienne des Médocaines. Bref, presque rien, mais ce presque rien est une merveille de grâce, de légèreté et d’élégance, une leçon de style et de morale.
Bruno de Cessole, Valeurs Actuelles, 18/24 septembre 2008

Un personnage de roman se dégage de chacune de ses rencontres, notamment avec les femmes, qui forment une charmante sentinelle dans ce pays rongé par les eaux.
A. E, Point de vue, 17/23 septembre 2008

L'auteur de Mademoiselle Chambon, qui vient d'être adapté à l'écran, appartient à la famille des écrivains du regard comme l'était Henri Calet. Rien n'échappe à leur oeil capable d'observer aussi bien la nature que le coeur humain.
Jean-Claude Lamy, Le Midi Libre, 12 septembre 2008

On sort de ce livre en état de bonheur, comme en lévitation au-dessus de l'existence.Envoûté par la douceur, le charme feutré du style, l'infinie délicatesse et le regard poétique que porte Éric Holder sur le monde qui le cerne.
Jean-Claude Raspiengeas, La Croix, 11 septembre 2008

Il existe plusieurs Éric Holder,(...), le Holder à musette et le Holder à moto.
Western. De loin on dirait une île se passe donc dans le Médoc, l'écrivain raconte comment c'est difficile de trouver sa place là-bas. Il faut se méfier des Girondins.Ils ont par leur accent un faux air de gens du Sud, mais ils sont quand même les plus septentrionaux des Occitans. L'étranger doit y faire ses preuves, très, très lentement.
Didier Pourquery, Libération, 11 septembre 2008

C'est un livre tout en ambiance, au style limpide et doux, agréable comme un grand vin, empli d'une indéniable poésie.
Jean-Luc Aubarbier, L'Essor Sarladais, 05 septembre 2008

Le sourire aux lèvres, Éric Holder cultive l'art du portrait furtif et de la tendresse, de l'exigence et de l'exquise légèreté à propos  de tout et de rien. Il faut se laisser guider et séduire par ce merveilleux conteur qui saisit de manière subtile la vie riche et secrète palpitant en-dessous de la surface des choses, l'âme de son bout du monde au pays des dunes. De loin on dirait une île. De près, c'est un texte aussi délicieux qu'une éternelle fin d'été.
Stéphanie Khayat, Nice Matin, 07 septembre 2008

Cet écrivain, qui fait miracle avec l'ordinaire des jours, ne pouvait qu'être séduit par ce pays où l'on s'abreuve de surnoms et où "la conversation abolit le temps".Entre landes et vignes, il y navigue entre les "tribus prudentes" qu'il faut laisser venir à soi. Dans l'atmosphère un rien délétère de l'arrière-saison, les façades ont cessé de se battre contre les assauts du vent. Au coin des zincs, où les gens du cru s'accrochent comme "bois flottés après le passage de la marée", se hume l'âme du pays et le parfum des femmes.

Jeanne de Ménibus, Madame Figaro, 06/12 septembre 2008