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Samedi soir et des poussières

PÉRICHON Dominique

Genre : Roman
ISBN : 978-2-84263-166-6
Date de parution : 07/01/2009
Nombre de pages : 160
Couverture : Amélie Doistau
Prix : 15,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 60,00 €  
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La fièvre du samedi soir au fond des provinces.  Pour Lydie et Chatte, les deux copines, c'est l'occasion d'échapper au quotidien, de changer de peau. Enfin, c'est ce qu'elles croient...

Résumé

Après Motus (Le Dilettante, 2004), l’histoire ô combien itinérante et rocambolesque d’un ventre loquace, Dominique Périchon nous revient avec, dans le coffre arrière, de troubles histoires de hanches ondulantes, de babines glossées, de chiens morts, de cœurs lourds et de faux cils. La mince et vertigineuse romance d’elles deux, Lydie et la Chatte, deux minettes siamoises, l’une dévolue aux attentes tapissières en bordure de bar ou aux abords des pistes dansantes, l’autre une fleur de dance-floor épanouie, apte au déhanché méchant et aux pétrissages de banquettes arrière. Venant rompre cette unité, survient Marc qui ouvre Lydie aux mondes troublants de la conclusion amoureuse. Le drôle, vigile de son état, payé à scruter des écrans de contrôle, finit par mettre Lydie dans ses meubles, puis à en faire une mère de famille fantasque. Survient alors, nouvelle chienne dans ce jeu de filles, une sirène hoquetante que Marc sauve de la noyade et qui s’installe à demeure ; Lydie opte alors pour une réclusion délicieuse aux profondeurs de la baignoire, dans la moiteur sucrée d’une salle de bains fermée de l’intérieur. Le trio virera au quatuor avec le retour de la Chatte qui bondira, brusque, perturbante, en plein cœur du dispositif.
DJ Périchon fait aller, goguenard, ce petit monde à son destin, se contentant de l’éclairer au néant et d’en observer, amoureux, les cocasseries amères.

Presse

Pourquoi une vie ordinaire ne serait pas tout aussi intéressante? Il s'y en passe aussi, des choses. C'est tout le talent de Dominique Périchon de le traduire par une écriture ciselée au diamant.
La Dépêche du Midi,
15 avril 2009

Une vie siliconée
Tout commence par les samedis soirs, sinueuse Lydie engoncée dans ses complexes, pas moche, encore moins canon, surtout auprès de Chatte, excitante et excitée, qui joue de son nom et de son corps. Les samedis soirs, on va en boîte, on drague un peu. Parfois, on rencontre l'homme de sa vie. De sa boîte. Chienne de vie.
Isabelle de Montvert-Chaussy,
Sud Ouest, 5 avril 2009

À la fois sordide et émouvant, un roman à lire en écoutant
Orelsan par exemple.
Patrice Bardot, Tsugi, mars 2009

Boîte à rêves
Dans ce récit aux phrases ciselées avec rythme, la détresse humaine apparaît dans ce qui la rend tragiquement ordinaire. C'est cette mise en abîme réussie du triste ordinaire qui fait de cet ouvrage une oeuvre poignante et admirable.
Nathalie Cailteux, La Voix, 27 février 2009

Cocasse, sarcastique, il écrit le simple et en tire toute la poésie, la tendresse pour ces vies. Ses anges humains ont des ailes fatiguées, tentent leur paradis ou leur enfer à leur hauteur, dans l'amour ou l'amitié, dans l'éclat de la lumière noire. Périchon nous raconte tout ça et bien plus.
Luc Monge, La Savoie, 27 février 2009

L'écriture lumineuse de
Dominique Périchon parvient à rendre passionnant un quotidien aux limites du glauque. Une réussite !
Myriam Berghe, Femmes d'aujourd'hui, 15 janvier 2009

Samedi soir et des poussières, second roman de Dominique Périchon après Motus est enlevé, juste, drolatique et joliment tendre. Donc à lire.
Christian Robin, Le Courrier Français, 6 février 2009

Ce livre de Dominique Périchon donne l'impression d'une écriture maîtrisée, aucun détail laissé au hasard, tableau parfait pour l'investigation du lecteur.
Alice Granger-Guitard, Exigence littérature, 20 janvier 2009

Dominique Périchon a l'art et la manière de faire scintiller la misère du monde avec de drôles de phrases assassines. C'est un poète de la nuit, un slameur des causes pas tout à fait perdues. Vivement samedi!
Bernard Babkine, Marie-France, 14 janvier 2009

Ce livre, c'est un morceau de cynisme et de détresse : on patauge dans la détresse, on côtoie des handicapés sentimentaux graves, mais ils nous touchent, nous émeuvent et l'on n'a pas le courage de les lapider comme il se doit. Comme les forts font d'ordinaire avec les faibles. Comme il n'aime pas faire souffrir, Dominique a ajouté à tout cela un humour un peu amer, quelque chose à quoi se raccorder pour ne pas plonger dans le gouffre et s'abrutir d'un nihilisme sans fond.  En fait, il a écrit un roman magnifique, et point n'est besoin d'en dire plus.
Nicolas Gary, Actualitté.com, 14 janvier 2009



L'auteur sculpte ses personnages avec un mélange de délicatesse et de cynisme, et le résultat est très surprenant. Tout à la fois cruel et tendre, le regard de l'auteur se fait parfois impudique et nous pénétrons avec lui l'intimité de ce trio improbable mais si banal.

Laurence Patri, Biblioblog, 8 janvier 2009

Samedi soir et des poussières est une véritable réussite, pas d'une franche gaieté mais coupante, aiguisée, où l'on retrouve ce style au corbeau qui faisait le charme de ce premier.
Librairie Mollat, 30 décembre 2008

C'est un drôle de sentiment qu'on éprouve en savourant la magnifique écriture de Dominique Périchon... ici, la compassion se mêle à l'effroi... l'admiration pour ces héros du quotidien est soudain balayée par une franche envie de se ficher d'eux...
William Irigoyen, Le poing et la plume, Blogs Arte, 30 décembre 2008

Le monde, la nuit

DJ Périchon, un haut pyrénéen, fait aller, goguenard, ce petit monde à son destin, se contentant de l'éclairer au néant et d'en observer, amoureux, les cocasseries amères.
La République des Pyrénées,
18 décembre 2008

Le phrasé de Périchon se fait assassin pour décrire la petitesse de ces protagonistes et de leur vie sans pour autant sombrer dans le mépris ou la condescendance. C'est simplement une réalité parmi d'autres qu'il nous raconte là, réalité soudain traversée d'une accalmie, d'un vent de clémence, d'un souffle de douceur qui balaie une page ou un paragraphe.
Obiwi,
16 décembre 2008