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Mr. Thake

Ou les tribulations, les infortunes et les déboires d'un gentleman anglais

MORTON John Bingham

Genre : Humour / Traduction
ISBN : 978-2-84263-190-1
Date de parution : 05/05/2010
Nombre de pages : 280
Préface : John Bingham Morton
Postface : Thierry Beauchamp
Traduit de l'anglais
Traducteur : Thierry Beauchamp
Couverture : L.d.Bisceglie d’après E&A Mele&Ci.Print by L.Metlicovitz 1904 Image by © Blue Lantern Studio/Corbis
Prix : 20,00 €

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Résumé

Source majeure des Monty Python, admirées de Chesterton, qui les recevait comme un « vent grondant de rire élémentaire, essentiel », d’Evelyn Waugh, pour qui elles furent le comble de la « fertilité comique », de John Lennon, qui fit de Beachcomber un pseudonyme, ou encore de l’auteur de comic-fantasy Terry Pratchett, les chroniques de Beachcomber aidèrent, cinquante et un ans durant (1924-1975), les lecteurs du Daily Express à mettre un nez rouge à la grisaille des temps ou à repeindre en jaune framboise la noirceur de l’histoire.
Création d’un mister Jeebee Morton, ces chroniques consistent en un florilège poignant de correspondances méticuleusement absurdes et signées O(swald). Thake, sorte de tory tendance groucho, postées de lieux improbables tels l’hôtel Colossal de Brighton ou l’hôtel Malsain de Paris. Le monde (ses contrées, son babil, ses thés dansants) n’est qu’un immense sabot pour les deux pieds d’O. Thake, qui tente en permanence d’échapper à divers périls (jouer du basson dans un jazz-band, devenir agent littéraire de maints bas-bleus envahissants, de rats d’hôtel entreprenants) ou de s’offrir en fatal sacrifice pour le bien de la communauté. Se collant régulièrement une flèche dans le pied, son arc a plusieurs cordes : la rencontre intéressante, la causerie pertinente, la balade enrichissante, l’initiative florissante. Bilan de quoi, joué, moqué, chansonné, Oswald le floué devient un gag en col dur, l’œil niais d’un cyclone comique en perpétuel déplacement. À recommander donc, sans modération, à tout amateur de « couteau sans lame auquel manque le manche ».

Presse

Cet hilarant Mr.Thake (…)On assiste médusé à ces péripéties gonflées au non-sense: Oswald affiche une absence totale de méfiance face aux plus mauvais chapardeurs, comme de tout sens critique, en imposant les écrits ridicules de quelques donzelles rencontrées sur la route…Le tout rehaussé de post-scnptum aussi sensés que celui-ci « Saunders agit parfois comme un dément. Par exemple, pourquoi rn 'envoie- t-il un diapason quand je lui demande une carte de la Seine ? » Bonne question.
François Perrin, Standard, juillet/sept 2010

II est un certain Mr Beachcomber du Daily Express avec qui Mr Thake se plait a correspondre… Mais qui est Mr Thake ? Un gentleman anglais, certes. Vivant a Jermyn Street et possédant un majordome dénommé Saunders qui ne comprend jamais rien a rien (…) Humour anglais pousse a l'extrême, J B Morton s'inscrit dans la droite ligne des talentueux Waugh, Chesterton, Milligan ou autre Saki. Un pur moment de loufoquerie à savourer sans modération.
Le Magazine des Livres,
juillet/août 2010

Le festival du "nonsense" absolu vient de commencer. (…) Waugh estimait  que Morton incarnait une " fertilité comique inégalée chez les anglais". C'est encore en dessous de la réalité. On va rire cet été sur les plages…
Benoît Maubrun, L'Homme Nouveau, 3 juillet 2010

Roi de l'humour absurde, les chronqiues épistolaires de l'anglais J.B Morton sont traduites en français pour la première fois. 
Le Père du "nonsense"
Dans le style des potins mondains, Oswlad Thake raconte comment il tente de ne pas jouer du basson dans un jazz band, de prouver qu'il n'est pas explorateur ou d'échapper à son propre sacrifice pour le bien de la communauté (…)
Sur le mode du nonsense - qui présente gaiement une situation incongrue avec une prétention logique - l'auteur dévoile un univers de pure fantaisie.Le lecteur y est plongé dès la préface.
Fanny Stolpner, Témoignage Chrétien, 24 juin 2010

Pour surmonter la morosité ambiante, le meilleur remède n'est-il pas de s'offrir une petite dose de loufoquerie ? (…) Les petits textes de J.B Morton sont un modèle de cocasserie, un vrai fatras humoristique fait d'un déferlement de déconvenues venant buter sur le flegme de Mr.Thake (…) Selon J.B. Morton "rire de bon cœur a un côté très chic". Soyons reconnaissants à Mr. Thake de rendre ce chic très abordable…

Yves Le Gall, Le Matricule des anges, juin 2010.

Evelyne Waugh se régalait de sa "fertilité comique", PG Wodehouse lui "tirait son chapeau" et les Monthy Python se réclamaient de lui (…) L'étonnant Mr.Thake (…) Riche célibartaire, indécrottable naïf, bienveillant et maladroit avec le sexe faible, cet anti héros flegmatique a l'art de se faire embobiner et de se mettre dans le pétrin.(…) Autre élément essentiel du comique, son majordome, Saunders, qui a l'art de lui envoyer des choses qu'il n'a pas demandées (…) C'est délicieusement farfelu. 
Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Point de vue, 16-22 juin 2010

C'est le genre de livres qui souligne, avec délices et beaucoup d'humour souvent décalé, la stupidité des êtres humains face à des situations qui viennent perturber le fil ordinaire de la vie quotidienne (…) Quoiqu'il entreprenne, quoi qu'il dise, Mr.Thake se tire de toute façon une balle dans le pied. Rafraîchissant !
Thierry Michel, La Marne agricole, 4 juin 2010

Sur tous les continents, le gentleman célibataire se laisse duper par toutes sortes d'escrocs, d'artistes, de veuves joyeuses et de demi-mondaines (…) Un classique de l'humour anglais. 
Lyliane Mosca, L'est-éclair, 30 mai 2010

Pendant cinquante ans, de 1924 a 1975, JB Morton (1893 1979), sous le nom de Beachcomber, publiait de faux échos mondains dans le Daily Express. Son domaine, se ficher du monde en adoptant un sérieux de pape; en guettant les crétineries de ses compatriotes, en fourrant dans le même panier baratineurs et déclamateurs, en considérant les porteurs de rubans comme des abrutis notoires. L'humour de Morton rejoint les Marx Brothers, spécialistes des louanges outrancières décernées aux plus insipides des citoyens (…) En résume, un livre salutaire. G.K .Chesterton, Evelyn Waugh, P.G. Wodehouse s'en sont régalés. La bêtise portée a son plus haut niveau d'incandescence n'épargne ni les nantis ni ceux que la vie a anéantis.
Alfred Eibel, Valeurs Actuelles, 27 mai-2 juin 2010

Mr.Thake est une sorte de Barnabooth idiot (…) Grave et solennel, il se fait plumer par des théâtreuses, escroquer par son valet de chambre et…s'adonne au journalisme avec ferveur. Son inventeur, J.B. Morton, longtemps chroniqueur au Daily Express, est le révéré père de l'absurde anglais, glorieuse lignée qui se poursuivra notamment par P.G. Wodehouse, Evelyn Waugh et les Monty Python.
Stéphane Hoffmann, Le Figaro Magazine, 15 mai 2010

Le Dilettante publie pour la première fois en français ces chroniques délicieusement inutiles comme toutes les chroniques capables de durer 51 ans
.
Joëlle Kuntz, Le Temps, 12 mai 2010

Chaque lettre, ou presque se termine sur un valeureux post-scriptum où Oswald demande à son interlocuteur quelque service à demander à son majordome, dont les agissements totalement farfelus ponctuent ainsi l'ouvrage. Le pauvre homme il faut dire, est capable de faire parvenir sans raison à son maître parti en voyage son canari, qui plus est dans la mauvaise cage.Humour anglais, non-sense assumé, jusque dans la préface qui n'est pas celle du bon ouvrage : J.B. Morton est un maître du genre qu'il serait dommage d'ignorer plus longtemps.

Sébastien Bailly, Paris-Normandie.fr, 11 mai 2010

C'est ahurissant de loufoquerie, de légèreté caustique, d'aimable dinguerie. Les Monty Python adorent.

Michel Genson, Le Républicain Lorrain, 9 mai 2010

JB Morton s’inscrit avec un talent immédiatement salué dans la longue tradition de l’humour britannique.Une lecture réjouissante !
Marie-Paule Caire, Parutions.com, 7 mai 2010

Des pseudo-lettres envoyées au début des années 30 par un nommé Mr.Thake, enfin traduites ! Qu'il se trouve aux Etats-Unis ou à Paris (la comparaison entre les mœurs britanniques et françaises est désopilante), sur la côte ou sur sa terre natale, à Londres ou ailleurs, ce célibataire fortuné regarde toujours d'un œil aimable et naïf ses congénères (…) C'est ce qui se fait de mieux dans cet humour à la fois absurde, décalé, pince-sans-rire, mais jamais trop pour rester "crédible".
Michel Paquot, Le Généraliste, 6 mai 2010

Le satiriste n’a pas son pareil pour tourner en dérision l’actualité politique et culturelle de son époque. Amplification comique, art du temps et du contretemps, gestion parfaite de la répétition… Morton relègue la voix de Beachcomber au second plan, pour prêter sa plume si typique à une flopée de correspondants imaginaires, dont il épingle les travers avec justesse et affection. (…) Nous, Froggies, aurons dû attendre pas moins de 91 ans pour voir débarquer une traduction française. Mieux vaut tard que jamais : ces faux échos mondains sont tout bonnement délectables. Un véritable phénomène de société, un grand moment de littérature, une vraie bonne poilade.
Faustine Amoré, Evene.fr, 3 mai 2010