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Livres

La Vie en mieux

GAVALDA Anna

Genre : Novella(s)
ISBN : 9782842637965
Date de parution : 12/03/2014
Nombre de pages : 288
Couverture : Photo de Georges Reszeter/Biosphoto
Prix : 17,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 68,00 €  
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Deux histoires.

Deux histoires de jeunes gens de notre temps, repus, mais affamés, polis, mais enragés, qui préfèrent encore prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n’en vivre aucune.

 

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Résumé

Mathilde a 24 ans. Elle a abandonné ses études pour un boulot sans intérêt et vit en colocation avec deux autres filles.

Elle dit qu’elle est heureuse, mais est toujours obligée de boire pour s’en souvenir.

Un jour, elle oublie son sac à main dans un café. Un homme le lui rend la semaine suivante.

Quelques mois plus tard, et à cause de cet homme justement, elle décide de changer de vie.

 

________

 

Yann a 26 ans. Il est aussi diplômé qu’on puisse l’être, mais n’a pas trouvé de travail. En attendant des jours meilleurs, il est vendeur.

Il ne dit pas qu’il est malheureux, mais souvent, quand il traverse la Seine, il s’imagine qu’il saute et se voit en noyé.

Un soir, alors qu’il est seul, il rend service à son voisin du dessus. Pour le remercier ce dernier l’invite à dîner.

Quelques heures plus tard, et à cause de cet homme justement, il décide de changer de vie.

Presse

Toujours plus haut
Avec sa sensibilité et sa finesse, l’auteure compose une ode autour de deux protagonistes un peu perdus. 
Mais comment fait-elle, Anna Gavalda ? Comment arrive-t-elle à nous rendre ses personnages si proches ? A nous émouvoir autant, avec une plume qui virevolte à tout-va ? Dans la foulée de l’épatant Billie, publié au Dilettante comme tous ses livres précédents, la dame nous offre La Vie en mieux. Un recueil de deux longues nouvelles à inscrire parmi ses plus belles réussites. Voici d’abord qu’entre en scène Mathilde Salmon. A 24 ans, elle n’est plus vraiment étudiante en histoire de l’art, travaille avec son beau-frère pour lequel elle bidouille des commentaires sur Internet. Cette brune qui ne crache pas sur les mojitos habite en colocation près du cimetière de Montmartre avec deux filles de Roubaix « un peu nunuches ». Dans un appartement qu’elles s’apprêtent à faire rafraîchir grâce à un entrepreneur portugais, M. Carvalho. Sauf que les 10 000 euros en liquide censés financer l’opération disparaissent avec la besace de Mathilde. Une Mathilde qu’on accompagne pantelante dans un marigot près de la place de l’Etoile où elle va faire la connaissance d’un type avec une drôle de tête. Le prénommé Jean-Baptiste se présente avec un bout de doigt en moins et un vanity-case rempli de couteaux… Le second protagoniste de l’auteure de Je l’aimais et de Ensemble, c’est tout a quant à lui bientôt 27 ans. Diplômé d’une école de design, Yann Carcarec est démonstrateur dans un grand magasin. Il est en couple avec Mélanie, visiteuse médicale partie en séminaire. Un soir d’hiver, il se retrouve invité chez ses voisins du dessus. Chez Isaac Moïse, dont le métier est de connaître les belles choses et d’en établir le prix, et sa femme Alice, professeur de danse à la grâce évidente. Les deux héros de La Vie en mieux ne savent pas trop où ils en sont et ont un besoin évident de se trouver. Anna Gavalda, elle, a un don inouï de la formule et de l’image. Une manière unique de parler du monde d’aujourd’hui avec une foule de détails justes. De décrire le quotidien qui vous fait parfois plier le dos tout en montrant qu’on peut décoller du sol si tant est que l’on ait envie d’avoir des ailes. Gavalda montre mieux que personne que l’existence peut vous donner des coups « sur le coin de la gueule ». Qu’elle peut aussi être pétillante et folle quand on se décide à la prendre à bras-le-corps. Mais comment fait-elle, Anna Gavalda ?
Alexandre Fillon, LIRE, mars 2014

Anna Gavalda revient à son genre de prédilection, la nouvelle. 

Après Billie, paru l’année dernière et qui a suscité des réactions passionnelles et contrastées, Anna Gavalda continue de prélever dans son abondante production récente de quoi constituer des livres autonomes. Ainsi a-t-elle souhaité rassembler dans La vie en mieux deux longues nouvelles, ou novellas, qui n’ont en théorie aucun rapport entre elles, mais présentent nombre de similitudes, comme autant de constantes de l’univers gavaldien. Mathilde et Yann, les héros, sont deux jeunes mal dans leur peau, étriqués et sans but. Elle travaille pour son beau-frère dans une boîte de communication, et, en attendant de rencontrer le grand amour, fait n’importe quoi : boîtes, alcool, baise avec le premier venu. Un jour, elle oublie dans un bistrot son sac à main, dans lequel elle transportait 10 000 euros en liquide, appartenant à sa colocataire. Catastrophe et déprime alcoolisée, jusqu’à ce qu’un certain Jean-Baptiste la contacte et lui rende le magot, intact. Un gars moche, bizarre, pas très sympathique au premier abord, dont elle sait juste qu’il est cuisinier, sans doute dans le quartier. Plus profondément marquée par le garçon qu’elle ne veut bien l’admettre, elle va se mettre à sa recherche, visitant les restaurants alentour, avant d’apprendre qu’il a quitté Paris. Acceptera-t-elle de tout plaquer pour le rejoindre et faire le grand saut ? Yann, dilettante dans tout ce qu’il fait, diplômé en design, est démonstrateur d’électroménager dans un grand magasin. Il a une petite amie, Mélanie, visiteuse médicale toujours en vadrouille, avec qui les liens se sont distendus. Un soir, il fait la connaissance de ses voisins, le couple Alice et Isaac Moïse. Elle est danseuse et dégage un charme puissant qui tourneboule le garçon. Lui est un type spécial, érudit et blagueur, sincère et émouvant, surtout lorsqu’il essaie de se faire passer pour un imbécile. Au cours d’une soirée arrosée (« Le vin me rendait buvard », confie Yann), Isaac va l’amener à prendre conscience de l’inanité de son existence, et à tout remettre en question : « Tu es beau », lui dit-il, moralement parlant. Le garçon va donc avoir le courage de rompre avec Mélanie et de se lancer dans une aventure généreuse. On voit bien le parallélisme entre Mathilde et Yann, chacun racontant son histoire à la première personne, dans un style familier voire cru. Non sans humour. Il y a même quelques morceaux de bravoure : quand Mathilde rencontre, dans les sous-sols des restaurants où elle piste Jean-Baptiste, tous les plongeurs cingalais, tamouls ou bengalis qui la prennent pour « une barjot », ou quand Isaac raconte sa passion pour son métier, marchand d’art. Les nombreux lecteurs et lectrices qui apprécient l’univers d’Anna Gavalda s’y retrouveront confortables, comme chez eux. Et ceux qui y étaient rétifs se convertiront peut-être, car Gavalda, revenue à ses premières amours, rappelle ici tout son talent de nouvelliste.
Jean-Claude Perrier, LIVRES HEBDO, 28 février 2014

Pour lire l'article de Laurence Veuillen, LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ, 10 mars 2014, cliquez ICI