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Livres

Ici

VAN ACKER Christine

Genre : Récit(s)
ISBN : 9782842638023
Date de parution : 07/05/2014
Nombre de pages : 160
Couverture : Carte IGN/Maison du Tourisme du Pays de la Semois entre Ardenne et Gaume
Prix : 15,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 60,00 €  
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Voici quelques années, nous avons quitté la capitale. Au grand dam de la famille et des amis, nous sommes venus nous installer Ici. Non pas au Costa Rica, à Málaga, ou à Las Palmas, mais Ici, tout en bas de la carte de la Belgique, juste en dessous de la grande forêt d’Ardenne.


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Résumé

Ici, l’« Ici » majuscule de Christine Van Acker, n’est pas le « là » de tout le monde, un lieu-dit parmi d’autres, c’est son lopin d’élection. Un village à l’écart où elle réside dans l’ancien « café de la jeunesse ». En rupture de ville, elle a choisi la campagne pour passer de l’urbanisme à l’urbanité, de la grisaille planifiée à la bienveillance spontanée, du dernier cri aux gens du cru. Ce qu’elle nous dit là d’Ici est un herbier d’impressions émues, une collecte de sentiments vifs et saillies brèves éprouvés par un couple de citadins immergés dans une ruralité accueillante. Un couple, néanmoins toujours entre deux mondes, pris entre les visites de ceux de « là-bas », la ville au loin, et la découverte de ceux d’Ici, devenus la fratrie quotidienne. « Chez ces gens-là », on ne triche pas trop, on « se balade peu », on rend service, on boit dru et on pisse raide, on vit selon. Il y a Albert qui chôme comme il respire, la horde des « barakis » repliée dans son repaire barbare, les voisins, les arbres, le ciel, le cimetière et les sentiers. Il y a même « la descente de la mort qui tue ». Mais l’hôte majeur, c’est le temps et cette quatrième aiguille, figée, de l’horloge : l’ennui. Car, qu’on le veuille ou non, l’ennui est à la campagne ce que le stress est à la ville, et Christine Van Acker, au fil de ces feuillets regroupés d’une néorurale, se livre à une patiente analyse de la perception du temps : « grosse bouchée qui ne veut pas passer », cette « pelote que même le chat ne remarque plus », le temps collé à la tempe pour la « roulette russe d’une journée à vivre, ou non ». Alors bienvenue « Ici » où « nul ne pourrait dire qui, du vivant ou du mort, est le voisin de l’autre ».

Presse

L'interview de Christine Van Acker par Olivier Barrot dans son émission Un Livre Un Jour, au sujet d'ICI, un livre "presque comme un tableau de Van Gogh ou de Cézanne. Une sorte de poème en prose."

 

ICI sur TV LUX

 

Pointez à 40' 29 min pour voir également la chronique des "Derniers pour la route" dans l'émission littéraire Livrés à Domicile

 

"Ce livre est délicieux et très précieux. (…) Il est aussi très intéressant sur la saisie du réel de la campagne : l’horloge, l’ennui. Elle en parle très bien avec beaucoup de distance et d’humour. C’est l’un des meilleurs livres de l’été." Michel Crépu, dans Le Masque et la Plume du 17 aoüt 2014


"Ce livre est charmant. Je veux bien être menottée avec Christine Van Acker en Belgique ou ailleurs, à Içi? (…) Elle décrit les gens de la campagne, dont une certaine France, qui s’entendait trop bien avec les maris de Jacqueline et Agnès. “ Les poules ici gardent bien leur coq à l’abri des poules libres, sans l’enclos du mariage.” C’est un très joli livre." Olivia de Lamberterie, dans Le Masque et la Plume du 17 août 2014

 

"Il faut absolument saluer le délicieux petit livre de cette Belge qui nous fait partager la vie de citadinsayant opté pour la campagne. Portrait des voisins, détails épluchés de la vie courante, minutieuse et réjouissante obser vation des amis d’hier en visite… Tout est « Ici » un bonheur de lecture et d’écriture. Un Delerm au féminin."

Le Parisien, Mai 2014

 

Ici et maintenant

"Marcheur égaré, chasseur de gibier, évadé? Qui peut bien aller se perdre au fin fond d'Ici? Dédié à son ami Pierre Autin-Grenier, qui affirmait "s'emmerder" ferme à la campagne, l'écrivain belge Christine van Acker propose de vivre autrement cet enracinement rural. Elle a, famille sous le bras, franchi la centaine de kilomètres qui séparent "le nombril de la Belgique" du "trou du cul de la Belgique". Loin d'être juste écartelés d'un bout à l'autre d'une ligne géométrique, rats des villes et rats des champs sont séparés par une multitude de petites choses, comme autant de rapports différents à l'existence. Ici la continuité, avec sa chape de fatalité, le fils fera comme le père, endossera "l'uniforme prolétaire le bleu de travail aux genoux renforcés et aux poches multifonctions". Là, une vie culturelle foisonnante, les transports en commun, rapides. Ici, "un bout du monde où il vaut mieux posséder deux voitures plutôt qu'une". Là, la vie sociéale effervescente. Ici, les rues sont désertes tant qu'il pleut. Qu'à cela ne tienne, l'auteur préfère la simplicité de son potager au front audacieux des villes conquérantes. Mais à la campagne, le chômage aussi fait des ravages. Il n'y a qqqu'à voir le jeune Dylan, qui erre sur sa moto. Qui attend. Les touristes eux se repaissent de cette ruralité forcément estivale. Sous la plume caustique de Christine Van Acker, les voilà, de passage, juste le temps de subtiliser l'essence même du lieu et de s'en repartir "Là-bas", laissant derrière aux s'installer l'hiver, la solitude, et l'ennui. Mais ici, il est source féconde, un aiguillon pour se questionner sur notre incapacité à accepter d'être, un temps, "sur le banc de touche". À Pierre Autin-Grenier qui disait "n'être bien nulle part", Christine Van Acker a construit un banc d'éternité sur le quel s'asseoir, pour contempler le Galuchet toujours ivre sur sa mobylette, les enfants perchés sur un tas de bois, le vieux Gaston qui se souvient de l'hiver d'avant.

Virginie Mailles Viard dans Le Matricule des anges, Mai 2014

 

A LIRE : l'article de Jerôme Garcin dans le Nouvel Observateur du 19 juin 2014

 

Voir également l'article de Denis Billamboz sur Benzine