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L’Amour en super 8

CHEFDEVILLE

Genre : Roman
ISBN : 9782842638542
Date de parution : 09/03/2016
Nombre de pages : 288
Couverture : Camille Cazaubon
Prix : 17,50 €
Exemplaire du tirage de tête : 70,00 €  
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Afin de renouer avec le succès, un photographe oublié tourne un film en Super 8. De mauvais souvenirs, enfouis, se révèlent alors sur la pellicule.

Résumé

On croit tous se connaître comme sa poche, repères et certitudes, mais un jour, voilà, ça dévisse, survient le trou d’eau, l’angle mort, le réel dégonde : on est soudain confronté à un mystère. C’est ce qui arrive à Chef, photographe madré et virtuose, père de famille en dérive, alcoolique grand angle sujet à des trous d’air qui le laissent sans mémoire, qui peine à faire le point et se vit des Amour(s) en super 8 : un beau jour qu’il trifouille son portefeuille, il tombe sur le Photomaton d’une « gueurle » étrange, Emma, magnétique, louisebrookesque, photo surprise qu’il ignorait trouver. Traquer la belle inconnue devient son cap et son sens : ce qui le conduit à troubler la vase du Ruby’s, boîte de nuit glauque, rendre le jour à la tragique histoire du fulgurant photographe Joseph Bismuth et à Sarah, son modèle, ramener à la surface la silhouette et l’aplomb de Zimmerman, aventurier à gourmette et fin goûteur de clichés, être arraisonné par Martin Martin, commanditaire ministériel ondoyant, et surtout prendre en écharpe la belle dodue Ombeline dont il aspire à ce qu’elle soit l’égérie de son prochain film. Mais quel film ? quel modèle ? quelle boîte de nuit ? Et si tout cela n’était que les craintes et tremblements d’un corps délité, les syncopes vagales d’une mémoire… Entre Siniac et Nerval, fuite en avant pochtronneuse et célébration du mythe féminin, ainsi va Chef, trahi par toutes et tous, sauf par ses rêves.

Presse

Quand la réalité donne corps aux romans
 

Sans conces­sion mais tout en sou­plesse, Ser­guei Dou­no­vetz trace ses lignes de l'au­to­bio­gra­phie au polar.D'un simple ren­dez-vous, on peut res­sor­tir tout ébou­rif­fée. Ainsi fut fait avec Chef­de­ville, dit aussi Ser­guei Dou­no­vetz, écri­vain et scé­na­riste né à Mé­nil­mon­tant et basé dans le Cla­pas de­puis bien deux dé­cen­nies. Un homme d'un bloc mais pour­tant mul­ti­fa­cettes qui, via Chef­de­ville, signe des ré­cits au­to­bio­gra­phiques dans la col­lec­tion blanche, tout aussi dé­coif­fants que les po­lars noirs qu'il ré­serve sous la plume de Dou­no­vetz. Et donc, avec, en tout, « trente bou­quins au comp­teur », le voici qui pré­sente un nou­veau roman, L'amour en super 8, tout en ter­mi­nant le pro­chain polar, en struc­tu­rant un autre… Et en gar­dant un œil sur l'ex­po­si­tion ré­tros­pec­tive des ta­bleaux de son père, Jo Dou­no­vetz, « ar­tiste peintre et syn­di­ca­liste », au Dôme.  Jouer du verbe pi­mente l'échange Pro­lixe, Dou­no­vetz s'im­pose na­tu­rel­le­ment hy­per­ac­tif… Dans sa façon même de bou­ger comme de par­ler sans com­plexe en truf­fant son récit d'anec­dotes prises sur le vif dans une langue ima­gée qui donne tou­jours à sou­rire. Le plai­sir est trans­mis­sible. L'homme joue du verbe pour pi­men­ter l'échange. Et gour­mand, il use d'un lan­gage gou­leyant qui ré­chauffe les sy­napses. De cette syn­taxe fleu­rie et pi­men­tée que l'on re­trouve dans ses écrits, dont ce der­nier de Chef­de­ville : L'amour en super 8. Un livre où Dou­no­vetz par­tage donc sa per­cep­tion du monde, où il ex­plore aussi ses failles et dit la souf­france de vivre sur une trame presque po­li­cière. Écrit à la pre­mière per­sonne, son héros se débat avec une dé­pres­sion. Mais tou­jours l'œil à vif dans ses dé­rives, il ob­serve l'hu­ma­nité, s'im­merge au Ru­by's, bar amé­ri­cain, ou as­siste à une soi­rée sur­réa­liste à la Pa­na­cée. Et là, comme dans toutes ses tri­bu­la­tions, « des si­tua­tions lou­foques, il y en a ! Suf­fit de se poser cinq mi­nutes pour re­mar­quer » ces dé­tails qui fe­ront le crous­tillant du récit. Comme le pas­sage d'une vieille tai­seuse de son roman, celle qui est fri­pée à faire peur et qui, 
« en fait, sort di­rect de Cer­bère ». En trois mots, le voici qui re­croque son por­trait et la re­place dans son es­pace. La mise en écri­ture d'un roman n'est qu'une ques­tion de pro­jec­tion d'images et de ré­glage de cur­seurs. 
« Je n'in­vente rien ! » Pas be­soin avec son passé de cu­rieux avide qui touche à tout et aime à voir ce qui se passe en cou­lisses. Ainsi, oui, Dou­no­vetz a été ci­néaste en super 8, cour­sier en Vespa, col­leur d'af­fiches, maître na­geur sau­ve­teur de la ville de Paris, chan­teur de rock ga­rage, com­po­si­teur… Des mé­tiers qui per­mettent d'ou­vrir des portes, de pro­vo­quer des ren­contres et qui ali­mentent l'ima­gi­naire de l'écri­vain d'au­jourd'­hui. « Je me fais mes films », s'amuse-t-il avec sa­tis­fac­tion. Et ques­tion po­lars ? « Les al­lu­més ont tou­jours été là. Mais pour un polar, faut aller dans le dur, au cœur du so­cial, du réel. » C'est cer­tai­ne­ment pour­quoi Dou­no­vetz anime de plus en plus d'ate­liers d'écri­ture en pri­son. Choix mo­tivé par « l'en­vie de pro­vo­quer le dé­clic (pour l'écri­ture comme la lec­ture) et aussi mon at­ti­rance pour les gens à la marge, dé­clas­sés ». Des bles­sés de la vie qui donnent corps aux héros du Mont­pel­lié­rain. 
Camille Solveig Fol, MIDI LIBRE, 31 mars 2016


Amour et Super 8 qui décoiffent ! 
 

Action ! Après deux récits très remarqués déjà parus au Dilettante, Chefdeville se lance dans le roman et nous pond "L'Amour en super 8". " Sans mise au point et pour seul ojectif" annonce-t-il dans sa dédicace (…) Chefdeville et son syndrome de Korsakoff mériteraient bien un film à eux tout seuls !

Valérie Susset, L'EST RÉPUBLICAIN, 13 mars 2016

 

ILS EN ONT ÉGALEMENT PARLÉ

LE JOURNAL DES PLAGES - juillet 2016 - Un roman magnétique à la fin totalement déconcertante. Idéal pour l'été. 
 

Pierre Maury, LE SOIR, 19-20 mars 2016: Chefdeville, le personnage, photographe, a sombré. La mémoire en morceaux, noyée dans l’alcool et les médicaments, il ne peut compter que sur une commande pour rebondir. Et aussi, mais il l’ignore, sur un complot positif grâce auquel nous allons tout découvrir de ce qu’il a oublié. Une Simca Chambord aux courbes avantageuses, une jeune femme raccord avec la bagnole, un gangster, bien des mystères. Et un ton mieux que plaisant.