Catalogue

Livres

Les Nuits de Williamsburg

CHOURAKI Frédéric

Genre : Roman
ISBN : 9782842638856
Date de parution : 14/09/2016
Nombre de pages : 256
Couverture : Jack Kerouac photographié par Allen Ginsberg, New York, 1953. © Allen Ginsberg © Allen Ginsberg LLC
Prix : 17,50 €
Exemplaire du tirage de tête : 70,00 €  
Pour obtenir le tirage de tête

Pour lire l'extrait PDF


Samuel décide d’oublier son ancienne vie de bohème pour devenir un Mensch, un type bien, enfin jusqu'au jour encavé où il rencontre le revenant Jack Kerouac.


Pour accéder au fichier numérique

Résumé

« Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière / La seconde âme en nous se greffe à la première », a édicté un beau jour, se ratissant la barbe d’une main auguste, le père Hugo. Bien beau tout cela, marmonne et maugrée Samuel Goldblum, notre héros, mais quelle nuit choisir pour s’y fondre ? Dans quelle ombre propice refonder sa vie ? Et puis quelle foutue âme est donc la mienne ? Rejeton frondeur d’une famille juive de Clamart, romancier au succès en pleine détumescence houspillé par une éditrice foutraque et capiteuse, Goldblum backroome en roue libre dans les nuits pouacres du gay Marais. Mais le désenchantement menaçant, il opte pour un réenracinement loin de Maman et des moustachus. Le voilà plongé (entendez à la plonge), à Brooklyn, sans un sou, dans les nuits de Williamsburg (son pont, ses hips et ses hassidims), famélique otage d’un impitoyable pizzaiolo. Fuyant ce cauchemar à calzone, à la rue il est sauvé de la voirie par une famille de juifs religieux au centre de laquelle flamboie Rébecca la rousse, un vrai pique-nique de soleil. L’âme enluminée par la lecture du Zohar et les reins bizarrement embrasés par la fille de la maison, il se croit un temps sur la voie du salut. Que nenni, une nuit il se fait la belle, l’autre, et retourne aux fièvres new-yorkaises hantées par les fantômes de la Beat Generation. Pour finir, back to Paris, avec dans la musette Les Nuits de Williamsburg, enfin de quoi se ragaillardir la plume. Porté par une prose turgescente et une gouaille enfiévrée, le roadbook folâtre et initiatique d’un « noctambule affreux vivant à bout portant ». Vital.

Presse

Juif errant
Caustique à souhait, cette comédie très enlevée donne à rire et à réfléchir.  

Il a déjà publié dix romans et pourtant, on ne sait presque rien de lui. A en croire son éditeur, très friand en notices biographiques décalées, Frédéric Chouraki aurait tour à tour été « prof en ZEP, animateur de réseau pornographique, hôte d'accueil, critique de cinéma et reporter pour une multinationale mafieuse ». Né en 1972 à Paris, il signe en tout cas l'une des comédies les plus mordantes et drôles de cette fin d'année. Regorgeant de bons mots, inondée de mauvais esprit, ce roman d'apprentissage parodique séduit autant par son énergie et son second degré que par sa riante noirceur.  Samuel Goldblum, l'antihéros de l'histoire, est un écrivain de troisième zone, au bord d'une crise existentielle. Très juif, très homosexuel et très dandy, le paresseux célibataire tourne en rond dans son quartier, le Marais. Les ventes de ses romans sont en chute libre. Sa libido, hier encore explosive, s'est fait la malle. Depuis des mois, l'attachant loseur traîne sa quarantaine décrépie avec la triste sensation d'avoir fait son temps. « Sans femme, sans homme, sans descendance », serait-il désormais condamné au déclin ? « Mets-toi au vert, ressource-toi dans le Cotentin ou en Lozère ! » lui assène Amélie Tumblr, son éditrice, avant de le flanquer à la porte au prétexte que ses livres sont trop « communautaires ». Un ami grec lui annonce sa très prochaine expatriation à New York. Samuel décide de le suivre. Direction Williamsburg, le plus branché des quartiers de Brooklyn. Les Nuits de WilliamsburgparFrédéric Chouraki,256 p., Le Dilettante, 17,50 € Les Nuits de WilliamsburgparFrédéric Chouraki,256 p., Le Dilettante, 17,50 €  Racontées avec un sens aigu du loufoque et de l'autodérision, les pérégrinations de ce petit Portnoy français vont bientôt prendre des allures d'improbable et drolatique quête mystique. Après s'être épuisé à récurer la vaisselle dans les cuisines d'un restaurant bio italien, voilà Samuel bientôt recueilli, un soir d'errance, par une famille de juifs ultraorthodoxes bien décidés à remettre cette brebis égarée sur le droit chemin de la vérité talmudique. « Son âme est aussi trouée qu'un morceau de gruyère », commente le narrateur, toujours plus sarcastique et pantois devant les errances de son personnage. Ce dernier ne tiendra pas longtemps à l'épreuve de la « sainteté hassidique », et c'est finalement auprès d'une autre sorte de saint, son idole Jack Kerouac, que Samuel parviendra à trouver le salut, donnant un sens politique à sa bohème. Plus sérieux qu'il n'en avait l'air, le roman se teinte alors d'une forme de gravité amère. Et s'achève entre les rires, par une évocation du déclinisme de notre société contemporaine. par 

Estelle Lenartowicz, LIRE, décembre 2016



Comment rire de la galère ?  

Frédéric Chouraki suit la dérive fantaisiste d'un Parisien gay, en quête de vraie bohème de l'autre côté de l'Atlantique.   
C'est le roman le plus drôle et le plus émouvant de la rentrée littéraire. D'autant plus émouvant que Chouraki, décrivant son héros dans les pires galères, ne cherche jamais à faire vibrer la corde sensible, mais nous propose des sorties burlesques qui éveillent notre empathie. On avait déjà goûté son sens de la cocasserie dansla Guerre du Kippour, où le narrateur présentait à ses parents juifs une sulfureuse fancée goy. 

Il semble que cet écrivain de 40 ans atteigne aujourd'hui l'âge de l'excellence avec ce portrait de Samuel, un homo du Marais qui va tenter de retrouver la véritable bohème de l'autre côté de l'Atlantique, sous le pont de Williamsburg. Un style plein de fantaisie conduit cette dérive au début de laquelle Samuel se voit refuser un manuscrit par son éditrice, puis s'interroge sur la néonormalité barbue qui contamine les bars branchés, mais aussi sur l'identité religieuse qui rattrape son père, ex-communiste dont toutes les phrases commencent désormais par « Nous, les juifs ». N'ayant plus un sou, Samuel décide de changer de vie, mais il n'abandonne jamais son énergie positive en quête de découvertes, même au pire fond de la mouise (on songe au merveilleux Dans  la dèche à Paris et à Londres,  d'Orwell). Arrivé à New York, il tente de gagner ses galons dans un coin branché de Brooklyn où il frôle la clochardisation avant d'être hébergé dans une colocation sordide à la fois geek, gay et puritaine dans ses règlements. Les lieux de stupre ne sont guère plus affriolants qu'à Paris. D'ailleurs Samuel ne sait plus vraiment s'il est homo, et se voit pris en main par la langoureuse Rébecca, puis recueilli par le père de celle-ci, le très religieux Isaac Berkowitz… Et, comme Chouraki possède l'art de glisser tout naturellement du prosaïque au fantastique, son grand voyage nous conduit même sur les traces de Jack Kerouac, qui ne serait peut-être pas mort – un clin d'œil parmi beaucoup d'autres à la beat generation. On vous laisse la surprise, mais on vous recommande chaleureusement ce livre majeur d'un des meilleurs écrivains de sa génération. Il serait temps que ça se sache.
Benoît Duteurtre, MARIANNE, 14 octobre 2016


Sagesse brooklynite
 

Samuel Goldblum, le « Bartleby de la littérature communautaire », marine dans le Marais comme un malossol. L’écrivain n’a plus de succès. Ses héros, des barbus à kippa et jockstrap, autrement dit des juifs orthodoxes invertis fréquentant les backrooms, ne font plus recette. Son éditrice décide donc de congédier ce mauvais romancier en lui recommandant de se « dépayser ». Dont acte. Samuel migre en suivant son ami grec Zorba : il tente l’aventure à Williamsburg, quartier hipster de Brooklyn où l’Hellène, en éclaireur, s’est préalablement établi comme plongeur dans un restaurant bio. Une fois sur place, et sans le sou, Samuel « n’avait plus le droit de se laisser aller à ses états d’âme coutumiers de pleureuse orientale ». Révolution pour ce dandy indolent plongé – c’est le cas de le dire –, dans un écosystème hostile : Sammy devient à son tour larbin-plongeur. C’est sa « montée au Golgotha » ! Il donne vite sa démission. Mais la vie de Goldblum bascule bientôt grâce à une famille de juifs loubavitch roumains… Un hilarant roman initiatique, porté par un art de la rocambole ­talmudique. 
Vincent Roy, LE MONDE, 6 octobre 2016

 

ILS EN ONT ÉGALEMENT PARLÉ...

 


Henri-Charles Dahlem, My Library Online, 2 mars 2017 - Et Frédéric Chouraki qui, contrairement aux apparences ne s'est pas gouré d'époque pourra nous offrir un roman dense et riche, joyeusement désespéré et lucidement déglingué.

 

Maya Nahum, CAUSEUR, 19 novembre 2016 -  Intelligent et cultivé, Les nuits de Williamsburg porte un regard cruel sur notre époque. Mais on rit beaucoup. Car Frédéric Chouraki a le don de passer sans transition du grave au léger, du sacré au profane, comme il excelle à passer de la fornication la plus débridée à la complexité d’un verset de la Torah. Preuve d’élégance et de talent.


Patrick Williams, ELLE, semaine du 18 Novembre 2016 - Guillaume Dustan + Woody Allen = Les Nuits de Williamsburg - 
Voilà un livre aussi gai et inattendu que la reprise de « Get Lucky » de Daft Punk, en 2013, par l’organisation juive orthodoxe Aish HaTorah

 

L'Express, 30-12-2016 - Frédéric Chouraki et le juif errant... Dans le Marais


Jean-Noël Leblanc, LE JOURNAL DU CENTRE, 12 novembre 2016 - Un hommage à la Beat Generation écrit avec un humour "juif new-yorkais" revigorant 

Olivier Mnoby, LE FIGARO MAGAZINE, 11 novembre 2016 - Ses Nuits de Williamsburg, vives, souvent très drôles, finalement assez "morales" et politiques, l'installent aux côtés d'Olivier Guez ou Olivier Benyahya parmi les prétendants au titre de Mordecai Richler... ou Philippe Roth français 

Alexandre Fillon, SUD OUEST, 6 Novembre 2016 - Une comédie pétillante sur la dérive fantaisiste d'un écrivain parisien et gay


Isabelle Potel, MADAME FIGARO, 4/5 Novembre 2016 - Un écrivain qui parvient à nous faire partager son érudition tandis qu'on s'amuse sans interruption 

 

Annick Woehl, L'ALSACE, 30 octobre 2016 - Frédéric Chouraki signe un roman très en verve (ou en verges). C’est brillant dans le style, enlevé, plein d’humour (juif) et bourré de références de Schopenhauer à Christopher Reeve, de Tom Verlaine (du mythique groupe Television) à Jack Kerouac

 

Interview de Frédéric Chouraki par Philippe Vallet dans "Le Livre du jour" sur FRANCE INFO 14 octobre 

Frédéric Chouraki invité de Maya Nahum dans son émission "L'Etoile et le Jasmin" sur JUDAÏQUES FM ,10 octobre 2016


TOUTE LA CULTURE
 par Yaël - 6 octobre 2016

 

Marie-Paule Caire, PARUTIONS.COM, 6 octobre 2016

 

Eric Garnier, YAGG.COM, 4 octobre 2016 -  La prose cultivée, humoristique, enlevée et imagée (de Chouraki, emporte l’adhésion et fait de cette recherche de soi tout sauf du temps (de lecture) perdu : on jubile ! 


Interview de Frédéric Chouraki par Steve Krief sur 
AKADEM, octobre 2016
 

Christine Le Garrec, A VOS MARQUES...TAPAGE, 14 sept 2016

Denis Billamboz, CRITIQUES LIBRES.COM,14 sept 2016 

 

Entretien de Steve Krief avec Frédéric Chouraki qui évoque le Marais de son enfance et l'Amérique des influences in L'ARCHE d'Octobre 2016 - Cantate pour la beat generation



Actualités
Frédéric Chouraki invité de Philippe Vallet sur FRANCE INFO - 14 oct
A REECOUTER ! Frederic Chouraki au micro de Philippe Vallet dans Le Livre du jour sur France Info le 14 octobre. 

Plus d'informations

Frédéric Chouraki invité de Maya Nahum sur Judaïques FM - 10 oct à 21h05
A REECOUTER ! Frederic Chouraki avec Maya Nahum dans L'Etoile et le Jasmin

Plus d'informations