Catalogue livres

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Ouvrages dont l'auteur commence par la lettre : N


NABE Marc-Édouard
Loin des fleurs

"Depuis treize ans qu'il sévit dans le square des lettres, Nabe a semé sa zaninienne zizanie dans toute une flopée de parterres : avec Le bonheur, le roman a été poussé au ravin ; il a lacéré d'un Z qui veut dire Zigzags la panse enflée des essayistes et des critiques. Chacun mes goûts (le retour !) a été la Saint-Valentin des aphoristes. Manquait la lyre. La voici : Loin des fleurs. Si Nabe pince la lyre, c'est jusqu'au sang. Chaque poème est une passe d'armes : il s'agit de toucher vite, de piquer juste. Loin des satrapes du minimalisme aphone, des débitants en lyrisme à la pression : chaque poème tombe dans la mare verglacée de la dignité poétaillonne comme un sumo au tapis. L'éclaboussante et pesante majesté d'un lyrisme à pleines tripes. À lire la serviette au cou. Après cela, la poésie n'a plus qu'à tremper un doigt dans son sang et à tracer sur la page blanche de peur : Nabe m'a tuer."

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NABE Marc-Édouard
Chacun mes goûts

Depuis treize ans qu'il sévit dans le square des lettres, Nabe a semé sa zaninienne zizanie dans toute une flopée de parterres : avec Le bonheur, le roman a été poussé au ravin ; il a lacéré d'un Z qui veut dire Zigzags la panse enflée des essayistes et des critiques. Chacun mes goûts (le retour !) a été la Saint-Valentin des aphoristes. Manquait la lyre. La voici: Loin des fleurs. Si Nabe pince la lyre, c'est jusqu'au sang. Chaque poème est une passe d'armes : il s'agit de toucher vite, de piquer juste. Loin des satrapes du minimalisme aphone, des débitants en lyrisme à la pression : chaque poème tombe dans la mare verglacée de la dignité poétaillonne comme un sumo au tapis. L'éclaboussante et pesante majesté d'un lyrisme à pleines tripes. À lire la serviette au cou. Après cela, la poésie n'a plus qu'à tremper un doigt dans son sang et à tracer sur la page blanche de peur : nabe m'a tuer. 

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NABE Marc-Édouard
Au régal des vermines

Le Dilettante a jugé nécessaire de rééditer à l’identique le premier livre, depuis longtemps épuisé, d’un auteur dit « scandaleux »… En effet, en 1985, avec Au régal des vermines, on assistait à la naissance d’un écrivain de 25 ans qui croyait en son verbe au point de l’imposer avec force : Marc-Édouard Nabe. Ce verbe charriait comme un torrent des cailloux qui, à l’époque, ont pu au passage heurter bien des sensibilités, mais indéniablement il était, et il reste, à contre-courant de tant de petits ruisseaux « rigolant » depuis dans le sens de la pensée tranquille… Aujourd’hui, vingt ans après, ce livre prophétique à bien des égards est à redécouvrir. Son ton d’incroyable liberté, son humour terrible et ses thèmes fondamentaux abordés sans ménagement parleront à coup sûr à une nouvelle génération. L’intérêt de cette « renaissance » sera également dans la lecture d’une copieuse préface à l’ouvrage intitulée Le Vingt-septième Livre. Il ne s’agit pas d’une analyse a posteriori, mais d’un état des lieux, écrit ici et maintenant, et où Nabe dresse le bilan de sa situation après 26 livres publiés. Un texte fort, triste et drôle, qui rend compte avec honnêteté de ce qu’est devenu l’auteur du « Régal », et avec lui une certaine idée de la littérature. Il met en parallèle son destin et celui de son ancien voisin, Michel Houellebecq : comment ce dernier a tout réussi, alors que lui, Nabe, a tout raté. Une façon de célébrer les parcours croisés d’un auteur, Marc-Édouard Nabe, et d’un éditeur, Dominique Gaultier, tous deux « nés » il y a vingt ans, et qui se retrouvent ici dans le culte de la littérature et de l’amitié.

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NABE Marc-Édouard
Le Vingt-Septième Livre

La fameuse préface à la réédition en 2006 d'Au régal des vermines, ouvrage désormais épuisé.

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NABE Marc-Édouard
La Marseillaise

Le chant d'amour de Marc-Édouard Nabe pour le jazzman Albert Ayler.

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NABE Marc-Édouard
Nuage

L'hommage de Marc-Édouard Nabe à Django Reinhardt.

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NIMIER Roger
La Nouvelle Année

"C'est une histoire de voiture : elle braque, elle recule, elle fonce ; c'est une histoire de jeune fille : elle s'appelle Anne, porte jupe plissée, cheveu batailleur, mignonne petite plaie au cœur ; c'est l'histoire d'un garçon, Roland. Il vit au jugé, véloce et tâtonnant. Anne morte, flics aux basques : escaliers, voiture, fuite. Puis commissariat, tabassage, évasion. Un conte de Noël exécuté par Roger Nimier, noir comme la terre qui durcit sous la neige. Une morale : Noël sent le sapin. Bonne année !"

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NIMIER Roger
Traité d’indifférence & La Nouvelle Année

Traité d’indifférence Courtes méditations sur la vie, les huit textes ont un arrière-goût de mort subite. Nimier s’y épluche de ses illusions, de ses mensonges salvateurs, hume la mort, flatte le vide comme un animal familier. Il ouvre le recueil sur un constat en forme de cul-de-sac ; suit un « beau travail d’écolier » sur la difficulté de « se connaître soi-même ». Hitler s’invite entre les pages, le temps d’un papotage acerbe. La Nouvelle Année C’est une histoire de voiture : elle braque, elle recule, elle fonce ; c’est une histoire de jeune fille : elle s’appelle Anne, porte jupe plissée, cheveu batailleur, mignonne petite plaie au cœur ; c’est l’histoire d’un garçon, Roland. Il vit au jugé, véloce et tâtonnant. Anne morte, flics aux basques : escaliers, voiture, fuite. Puis commissariat, tabassage, évasion. Un conte de Noël exécuté par Roger Nimier, noir comme la terre qui durcit sous la neige. Une morale : Noël sent le sapin. Bonne année !

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NOGUEZ Dominique
Lénine dada

C’est ainsi. On la croyait dite, la messe, la messe à l’envers, l’anti-Cène qui ouvre la voie des avant-gardes européennes : dans la tabagie d’un tapis franc -zurichois, le Cabaret Voltaire, parmi le convoiement brinquebalant des choppes, les gueulement hilares des présents, l’avènement de DADA, incarné sur maints tréteaux par les Tzara, Arp, Huelsenbeck et autres as nuiteux de la rupture de tous bans possibles. Zurich, œil fiévreux du cyclone européen de 1916. C’était compter sans l’industrie patiente et l’érudition sourcilleuse de Dominique Noguez. Lui enfonce un coin, élargit le cadre et continue à déplier la lettre, découvrant un angle de vue, mettant à jour un post-scriptum hallucinant : DADA ne nous vient pas de l’errance tâtonnante d’un doigt poétisant sur une page de dictionnaire (version de la vulgate), mais de l’exclamation jovialement approbatrice d’un exilé du cru : Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine. Lui, qui se serait exclamé, à la vue d’un happening furibond (coups sur caisse pas très claire, violon invisible et danse non-euclidienne) : DA DA! Le grand OUI du grand Russe au grand BI de la jacquerie mentale en ce lieu éclose. Et n’en restons pas là : Lénine aurait, preuves à l’appui, mis la main à la pâte poétique de Dada, et fait de la révolution russe un grand happening ubuesque. C’est la thèse de Noguez. Preuves à l’appui, on vous dit. L’extraordinaire coïncidence qui fit se côtoyer à Zurich en 1916, plusieurs mois durant, Lénine et les premiers dadaïstes, est longtemps passée inaperçue. L’étude patiente et méticuleuse de cet épisode trop mal connu conduit Dominique Noguez à une découverte stupéfiante, qui remet radicalement en cause la vision qu’on avait jusqu’ici du leader bolchévique, de sa politique et, d’une façon générale, de l’histoire contemporaine. Traduit en plusieurs langues dont le japonais (mais pas le russe), ce livre où tout est vrai passe depuis près de vingt ans pour un classique du canular. À tort ou à raison ?

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NOURISSIER François
B.B. 60

"1959. Foire de Francfort. Délégué par la bibliocratie parisienne, François Nourissier furète dans les travées de ces comices planétaires de l'édition. Une publication italienne lui tire soudain l'œil : côté mots, la fort mandarinale et très enturbannée Simone de Beauvoir ; côté clichés, l'animalissime B.B. Nourissier voit, un rêve !, dans le tandem formé par la douairière du féminisme et la lolita du gaullisme un ticket gagnant. L'affaire se fait. Mais, retour à Paris, madame de Beauvoir avoue que son texte est la propriété d'une revue américaine. Ne restent alors que les photos, orphelines. À qui l'honneur de passer aux clichés de la Tropézienne l'étole d'un beau commentaire, de nouer autour de son minois le foulard d'un hommage percutant ? Sur le souhait de Bernard Privat, Nourissier s'y collera. La réussite est là. Nourissier passe au cou de la belle une rivière de quarante feuillets scintillants, lui ceint la taille de quarante petites pages crépitantes, qui piquent juste, font mouche à tout coup."

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NOURISSIER François
Les Chiens à fouetter

Qu’est-ce que la littérature ? se demandaient nos grands-mères. Est-ce une vocation tenace ou un commerce juteux, un rituel prescrit ou une source de plaisir ? Couche-t-on ? Découche-t-on ? Ma foi, prenez l’ensemble, liez en botte ou passez au mixeur, vous ne serez pas loin de la vérité. Cela vous a un goût de poussière et de sang, de fiel et de frangipane. Nauséeux et pourtant……En 1956, François Nourissier sort d’avoir été pendant trois ans secrétaire général des éditions Denoël. La littérature française, sa vie, ses oeuvres, il connaît ça comme sa poche, mais c’est une poche tout ce qu’il y a de revolver. D’où ce pamphlet délicat en forme d’exercice imposé, dédié au roi René (Julliard), où l’art de viser aux chevilles et de tacler sec s’exerce en maître, ce avec un toucher perlé tout ce qu’il y a de régalant. La scène est à Tours (un Tours de toujours, sempiternellement post-Balzacien), où un jeune fiévreux, hanté d’envie brûlante, affichant un cynisme de confection, souffre d’être, inconnu, au fond de la salle et rêve d’aborder aux fastes du buffet des lettres. Mais comment fendre la foule ? Fendre une foule littéraire est un art. Il s’en ouvre à « Grantécrivin ». Grantécrivin qui, élevé dans le sérail, en connaît les détours, lui fait les honneurs de la méthode, lui détaille le trousseau dont les clés ouvriront les accès utiles. On assiste alors à une visite de chai ou revue de matériel tout ce qu’il y a d’étonnante ; tout le paysage littéraire français de 1956 est mis à l’honneur : passage en revue des pontifes, pesage des caciques, pignons sur rue commentés en détail, ours de revues scrutés à la loupe, du museau à la griffe, analyse de cas, leçon d’esthétique. Bref, de quoi déniaiser le godelureau et aviver ses envies ou de quoi le dégoûter à jamais de l’encre, de la plume et de ceux qui les mêlent. La suite à la prochaine rentrée.

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